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À la mémoire de Dr Alan Weston Par
Le Dr Alan Weston, de Calgary, est décédé paisiblement le 31 décembre 2003, après une brève maladie qu’il a affrontée avec sérénité, courage et force morale. D’un naturel aventurier, Alan est né à Liverpool en 1922 et à 18 ans, il s’est joint à la marine comme aide médical — sujet fertile pour les histoires qu’il racontait. En 1952, il a été diplômé de l’Université de Liverpool et après cinq années de pratique générale, il a emmené sa jeune famille en Rhodésie où ses fonctions comprenaient une pratique de santé publique, médicale et chirurgicale, une colonie de lépreux et oui… une unité psychiatrique, en plus de servir les tribunaux et les prisons. En 1965, il a été reçu psychiatre — se spécialisant en psychiatrie légale et agissant comme conseiller dans des causes célèbres, y compris l’éventreur du Yorkshire. Il a aussi contribué à organiser les services nationaux britanniques de médecine légale. La Commission Butler est devenue un modèle pour bien des pays, dont le Canada. En 1978, le Dr Weston est venu au Canada comme directeur du nouveau centre psychiatrique régional de Saskatoon — le premier hôpital fédéral de médecine légale à sécurité maximum construit dans ce but au Canada. Il a mis l’accent sur le soin des patients et menait son personnel par l’exemple, en traitant ses patients, qui étaient parmi les plus craints et les plus stigmatisés, avec respect. Il a mérité l’estime des psychiatres et des professionnels juridiques de Saskatoon, Ottawa et Calgary (où il a travaillé 20 ans). Il en a inspiré bon nombre à choisir la psychiatrie légale. Ses collègues et ses employés le trouvaient facile d’accès, savant et pratique. L’endurance extraordinaire d’Alan a été nourrie par l’amour. Il avait une expérience familiale de la maladie mentale, et ses nombreux patients le soutenaient immensément. Son épouse dévouée Glenys, ses filles Chris et Anne, son gendre Bill et ses petits-enfants Harry et Jessica lui survivent. Alan ne cherchait pas les honneurs personnels, et lorsqu’ils lui ont été décernés, il les a acceptés avec modestie, se demandant pourquoi tant d’histoires. Alan nous a montré comment vivre nos vieux jours avec amour, grâce, dignité, un sens de son utilité et un remarquable ressort moral. En notre nom à tous, que Dieu te bénisse, Alan! |