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Résumé : La neuropsychiatrie de la sclérose en plaques
Cette étude décrit les nombreuses anomalies neuropsychiatriques associées à la sclérose en plaques (SEP). Celles-ci peuvent se diviser en deux grandes catégories : les troubles de l’humeur, de l’affect et du comportement, et les anomalies affectant la cognition. En ce qui concerne la première catégorie, l’épidémiologie, la phénoménologie et les théories de l’étiologie sont décrites pour les syndromes de la dépression, du trouble bipolaire, de l’euphorie, des rires et des pleurs pathologiques, et de la psychose attribuable à la SEP. La partie consacrée à la cognition examine la prévalence et la nature de la dysfonction cognitive, et met l’accent sur les anomalies qui affectent les domaines multiples de la mémoire, de la vitesse du traitement de l’information et de la fonction exécutive. La détection, les antécédents naturels et les corrélations cérébrales sont aussi étudiés. Enfin, le traitement approprié à tous ces troubles est examiné, et l’on observe que la recherche traductionnelle fait défaut lorsqu’il s’agit de fournir des algorithmes pour guider les cliniciens. Les lignes directrices issues de la psychiatrie générale s’appliquent encore en grande partie, bien qu’elles ne soient peut-être pas toujours les plus efficaces pour les patients ayant des troubles neurologiques. L’importance de la future recherche qui s’attaquera à ce déséquilibre est soulignée, parce que les séquelles neuropsychiatriques ajoutent considérablement à la morbidité associée à la SEP.
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