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Mot de la présidenteEnjeux d’importance pour la psychiatrie : votre association est à l’écoute
La fin de l’hiver et le printemps regorgent d’activités pour la présidente de l’APC. La plupart des associations provinciales se rencontrent durant la première moitié de l’année, l’APC tient son colloque international de perfectionnement professionnel continu et nombre des comités nationaux qui sont le moteur de la psychiatrie canadienne se rencontrent en avril, en même temps que la réunion biannuelle du conseil d’administration de l’APC. Ensuite, la présidente doit représenter l’APC à l’assemblée de l’American Psychiatric Association. La tradition consistant à rencontrer les associations de psychiatres provinciales et à communiquer à l’échelle nationale les points importants à leur ordre du jour par l’intermédiaire de ce mot de la présidente contribue encore à nourrir la perspective nationale sur nos enjeux. Cela complète les réunions biannuelles du conseil des provinces et du comité des questions économiques de l’APC. Au cours de mes visites, j’ai découvert que les psychiatres de l’Alberta s’inquiètent de plus en plus de l’empiètement des développements américains au Canada. Certains psychologues compétents, qui ont légalement droit au titre de médecins psychologues sans détenir de doctorat en médecine, sont maintenant autorisés à prescrire. Rassurons-nous, ce développement politique n’obtient pas l’appui de nos collègues psychologues canadiens. Toutefois, nous devons demeurer vigilants et collaborer étroitement avec les décideurs pour faire en sorte que la sécurité des patients au Canada soit protégée par l’agrément médical complet de ceux qui sont autorisés à prescrire. Le conseil des provinces de l’APC est une autre tribune où nous pouvons obtenir une perspective transnationale sur les questions provinciales. Durant la ronde du printemps des rencontres de l’APC en avril, le conseil a insisté sur la nécessité de mettre au point des mécanismes efficaces de communication et de collecte de données, surtout sur les questions économiques et de ressources humaines. Une suggestion concrète était que l’APC, en collaboration avec les associations provinciales, recueille, collige et publie en ligne les postes vacants et les offres d’emploi de tout le pays. Le comité exécutif de l’APC examinera comment mettre en œuvre rapidement cette recommandation. Le conseil a également rapporté au conseil d’administration qu’il semble y avoir une pression croissante en vue d’envisager des solutions de rechange aux honoraires à l’acte dans les régions. Le comité des questions économiques de l’APC, qui se compose de représentants des négociations d’honoraires de chacune des associations de psychiatres provinciales, a consacré son atelier de perfec- tionnement des aptitudes à cette question, ce printemps. Un expert en la matière, de Solutions pratiques de Gestion MD, a donné au groupe un examen détaillé des modes de rémunération de rechange. Le but de ces ateliers est d’aider les associations provinciales à représenter leurs membres efficacement en matière de rémunération. Au cours de l’atelier, on a remarqué que les paiements d’honoraires de rechange (PHR) sont complexes à négocier à cause des problèmes de normalisation des définitions, à cause des différences inhérentes entre généralistes et spécialistes, et à cause des différences d’objectifs entre les administrateurs des services de santé et ceux qui les fournissent. Les nouveaux diplômés et les institutions passent graduellement aux PHR, et certains craignent que cela ne mette en péril les modes de paiement à l’acte et les numéros de facturation. Parallèlement, les PHR couvrent mieux les soins indirects, mais dans bien des cas, ces taux sont liés à une facture d’honoraires à l’acte. Les membres du comité travailleront à parvenir à un accord sur les principes économiques des soins partagés. Le comité a aussi suggéré qu’il faut aux résidents un ensemble de mentors entre le continuum universitaire et les pratiques communautaires, pour faciliter la transition à la réalité de la pratique en dehors des centres universitaires, ce qui est particu- lièrement important pour attirer des résidents dans des cadres plus isolés de pratique communautaire sans secours ou lien universitaire important. Pour conclure, j’aimerais attirer l’attention des membres sur quelques questions clés qu’a abordées le conseil d’administration de l’APC à sa réunion d’avril. En juin, on demandera à un échantillon de nos membres de remplir un sondage d’évaluation des besoins en matière de perfectionnement professionnel continu. Les résultats constitueront une importante source d’information pour l’élaboration des futures programmations de PPC de l’APC. Le sondage comprendra aussi quelques questions sur le Bulletin. Quand j’ai visité le Nouveau-Brunswick, certains membres m’ont partagé qu’ils appréciaient les nouvelles et les brefs articles cliniques qu’offre le Bulletin. Cependant, les besoins de nos membres sont très diversifiés. Le conseil d’administration croit qu’il est temps de revoir plus objectivement le mandat du Bulletin pour faire en sorte qu’il soit de la plus grande valeur pour les membres. Cela s’inscrit aussi dans un exercice élargi de révision des programmes que le conseil a demandé à l’exécutif d’entreprendre. J’encourage tous les membres qui recevront le sondage à y répondre. (Bulletin de l'APC 36[3]:6) |