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Résumé : Les facteurs expliquant la satisfaction professionnelle chez les
psychiatres et chirurgiens du Canada
Contexte : La satisfaction professionnelle des spécialistes est influencée
par de nombreuses variables : les responsabilités familiales, le stress,
la qualité des services et des installations pour les patients, les récompenses
professionnelles, et lorganisation du travail.
Objectif : Élaborer des modèles qui expliquent une portion substantielle
de la variance associée à la satisfaction professionnelle chez les chirurgiens
et psychiatres du Canada.
Méthode : Sur les 4 958 médecins admissibles au Canada, 2 810 (56,7 %) ont
rempli un questionnaire de 12 pages entre janvier et mars 2004, après quoi
les 148 chirurgiens et les 231 psychiatres répondants ont été choisis pour
cette étude. La déviation systématique des réponses a été vérifiée et jugée
négligeable. Lanalyse de variance avec régression hiérarchique a servi
à enregistrer la somme cumulative de R2, le coefficient bêta standardisé
et les niveaux de signification à lentrée de chaque prédicteur. Des facteurs
de pondération ont été appliqués pour refléter la population de médecins
réelle du Canada.
Résultats : Les modèles expliquaient 90,4 % de la variance de la satisfaction
professionnelle des chirurgiens, et 81,0 % de la variance de la satisfaction
professionnelle des psychiatres. Les variables explicatives étaient la
détresse et ladaptation, le rôle dans les activités communautaires, laccès
aux services de santé et leur qualité, les récompenses intrinsèques et
extrinsèques, la charge de travail et la structure organisationnelle.
Conclusions : Létude a démontré que la variance associée à la satisfaction
professionnelle peut être expliquée à laide dune variété de facteurs
déclarés directement par les médecins. Létude a également confirmé que
les différences relatives dimportance de ces facteurs surviennent parmi
les spécialités. Les chirurgiens préfèrent déléguer davantage de responsabilités
de gestion de leurs pratiques, de façon informelle, alors que les psychiatres
préfèrent participer davantage à la gestion de leurs pratiques, daprès
des structures plus officielles.
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