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Résumé : Lassociation entre lutilisation dantidépresseurs et la prescription
de suppresseurs dacide gastrique
Objectif : Déterminer si un risque accru de évenements gastriques est présent
chez les jeunes adultes généralement en bonne santé qui prennent des antidépresseurs.
Méthode : Une étude de cohorte rétrospective a été effectuée à laide des
dossiers pharmaceutiques des membres des Forces canadiennes (FC) qui ont
reçu des antidépresseurs entre juin 1997 et novembre 2002, excepté ceux
qui prenaient du bupropion pour cesser de fumer. Les membres qui ont reçu
du salbutamol formaient la cohorte témoin. Les changements dans lutilisation
des agents réducteurs dacide gastrique (RAG) et les taux de prescription
incidente des RAG ont été comparés avant et après linitiation des médicaments
cibles. Des analyses de régression logistique ont été effectuées, pour
évaluer les effets de lâge, du sexe, et de lutilisation concomitante
de médicaments sur la prescription des RAG.
Résultats : En tout, 8 722 expositions aux antidépresseurs ont été relevées
parmi 5 588 membres des FC. La cohorte témoin se composait de 3 059 sujets
comptant 4 154 expositions au salbutamol. Le nombre de prescriptions incidentes
de RAG a diminué dans les deux groupes après exposition; cependant, le
taux de diminution était significativement plus élevé chez les utilisateurs
de salbutamol (OR 1,38; 95 % IC, 1,12 à 1,71). Les utilisateurs dantidépresseurs
étaient significativement plus susceptibles de recevoir une nouvelle prescription
de RAG après une exposition à court terme et à long terme (OR ajusté 4,93;
95 % IC, 2,66 à 9,21 et 2,83; 95 % IC, 2,05 à 3,92 respectivement). Les anti-agrégants
plaquettaires, les bisphosphonates, les corticostéroïdes oraux et les anti-inflammatoires
non stéroïdiens étaient des prédicteurs significatifs de la prescription
de RAG.
Conclusions : Conformément à dautres études de la littérature, cette étude
a constaté que lutilisation dantidépresseurs accroît le risque dutilisation
de suppresseurs dacide gastrique. Il faut donc considérer attentivement
le risque accru de malaises gastriques chez les utilisateurs dantidépresseurs.
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