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Résumé : Les corrélats neuropsychologiques du trouble de la personnalité
limite et du comportement suicidaire
Objectif : Chez des sujets souffrant du trouble de la personnalité limite
(TPL) comparés à des sujets ayant tenté de se suicider, examiner la fonction
neuropsychologique (NP) qui peut prédisposer au comportement suicidaire
sur un continuum de létalité élevée et faible.
Méthode : Nous avons effectué des recherches électroniques dans MEDLINE,
PsycINFO, EMBASE, Biosos Reviews et Cinhal. Les recherches étaient limitées
aux publications en anglais de 1985 à aujourdhui. Les termes de recherche
trouble de la personnalité limite, tentative de suicide, neuropsychologique,
fonction exécutive, neurocognitif, et fonction neuropsychologique ont produit
29 études neuropsychologiques incluant le TPL, et 7 études neuropsychologiques
de personnes ayant tenté de se suicider, sans égard au diagnostic psychiatrique.
Résultats : Sur les études du TPL, 83 % constataient une déficience NP dans
un ou plusieurs domaines cognitifs, indépendamment de la dépression, faisant
appel à des déficits spécifiques ou généralisés liés aux régions préfrontale
dorsolatérale et orbitofrontale. Les fonctions les plus fréquemment déclarées
(dans 71 % à 86 % des études du TPL) sont les processus inhibiteurs de réponse
affectant le rendement de la fonction exécutive qui exige une attention
accélérée, la souplesse cognitive, le traitement visuospatial, et le processus
décisionnel; 60 % à 66 % des études du TPL rapportent une déficience de lattention,
une déficience verbale et une déficience de la mémoire non verbale. Les
processus les moins affectés par le TPL semblent être la mémoire de travail
spatiale, la planification et possiblement, le QI. Les similitudes des
déficits NP dans les études du TPL et des tentatives de suicide sont le
processus décisionnel et les rendements au Trail Making Test (TMT). Les
résultats de la fluidité verbale, du test Stroop et du test Wisconsin nécessitent
dautres comparaisons.
Conclusions : Les fonctions exécutives partagées, et les processus désinhibiteurs
déveil quelles apportent, ainsi que la fluidité verbale, les rendements
au TMT et possiblement au Stroop associés aux régions du cortex préfrontal
dorsolatéral peuvent représenter une voie commune vers la tentative de
suicide. Une voie inhibitrice motivationnelle prédominante impliquant les
processus décisionnels associés aux régions orbitofrontales peut influencer
lexpression dactes autodestructeurs ou un comportement suicidaire de
faible létalité. Lhypothèse dune vulnérabilité cognitive semblable à
un trait pour un comportement suicidaire impliquant des voies dysrégulatrices,
désinhibitrices nest pas confirmée.
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