|
Résumé : Les troubles mentaux communs au sein de la population active :
résultats récents de lépidémiologie descriptive et sociale
Objectif : Examiner la récente épidémiologie descriptive et sociale des
troubles mentaux communs en milieu de travail, y compris la prévalence,
la participation, lincapacité professionnelle, et leffet sur la qualité
du travail, et discuter des implications en vue de définir des cibles pour
les interventions cliniques et préventives.
Méthode : Nous avons mené une analyse structurée des études épidémiologiques
en milieu communautaire (cest-à-dire, dans la population générale ou dans
des lieux de travail). Les données probantes se limitaient à la documentation
publiée en anglais et révisée par les pairs, jusquau 30 juin 2005. Nous
avons davantage limité les données probantes aux études qui utilisaient
les systèmes de classification récents; puis, si les données probantes
étaient insuffisantes, nous avons examiné les études qui utilisaient les
échelles de dépistage psychiatriques normalisées. Pour distinguer cet article
des études récentes sur la qualité de la santé et du travail, nous avons
mis laccent sur de nouveaux domaines dinvestigation et de nouvelles données
probantes sur des domaines dinvestigation établis : le sous-emploi, la
justice organisationnelle, le contrôle et la demande de travail, le déséquilibre
efforts-récompense, et lemploi atypique (non permanent).
Résultats : La dépression et la phobie simple sont les troubles les plus
prévalents au sein de la population active. Les données limitées sur les
taux de participation suggéraient une participation accrue chez les personnes
souffrant de dépression, de phobie simple, de phobie sociale, et de trouble
anxieux généralisé. La dépression et lanxiété étaient plus régulièrement
associés au « présentéisme » (cest-à-dire, la productivité perdue au travail)
quà labsentéisme, que ce soit mesuré par des journées réduites ou des
questionnaires directs. Sept études longitudinales, avec une taille déchantillon
moyenne de 6 264, ont indiqué une forte association entre les aspects dune
piètre qualité de travail et les incidents de dépression et danxiété.
Certaines données probantes indiquaient que le travail atypique était associé
à une moins bonne santé mentale, bien que les résultats pour le travail
à terme fixe aient été partagés.
Conclusions : La réduction de risque pour la santé mentale en milieu de
travail est un important complément des interventions cliniques pour réduire
le fardeau actuel et futur de la dépression et de lanxiété en milieu de
travail.
|