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Résumé : Épidémiologie descriptive de la dépression majeure au Canada
Objectif : LEnquête sur la santé dans les collectivités canadiennes - Santé
mentale et bien-être (ESCC 1.2) est la première étude nationale qui utilise
une version complète de lentrevue diagnostique internationale composite.
Pour cette raison, et aussi à cause de la vaste taille de son échantillon,
lESCC 1.2 est en mesure de fournir la meilleure description présentement
offerte de lépidémiologie de la dépression majeure au Canada.
Méthode : Toutes les estimations utilisaient des procédures appropriées
de poids déchantillonnage et destimation de la variance (méthode bootstrap).
Résultats : La prévalence à vie des épisodes de dépression majeure était
de 12,2 %. Des épisodes ont été déclarés pour lannée écoulée par 4,8 % de
léchantillon; 1,8 % ont déclaré un épisode dans les 30 jours précédents.
Comme prévu, la dépression majeure était plus fréquente chez les femmes
que les hommes, mais la différence diminuait en avançant en âge. Le sommet
de la prévalence à vie appartenait au groupe des 15 à 20 ans. La prévalence
de la dépression majeure nétait pas reliée au niveau dinstruction, mais
elle était liée à une affection médicale chronique, au chômage et au revenu.
Les gens mariés avaient la prévalence la moins élevée, mais leffet du
statut civil changeait avec lâge. Lanalyse de régression logistique suggérait
que la prévalence annuelle peut saccroître avec lâge chez les hommes
qui ne se sont jamais mariés.
Conclusions : La prévalence de la dépression majeure dans lESCC 1.2 était
légèrement plus faible que celle déclarée aux É.-U. et comparable aux estimations
paneuropéennes. Le modèle dassociation avec les variables démographiques
et cliniques est toutefois généralement semblable. Une prévalence croissante
avec lâge chez les hommes célibataires (jamais mariés) était un résultat
inattendu.
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