![]() |
|
On sait depuis longtemps que la schizophrénie est plus fréquente dans certaines familles. Des études de familles, des études de jumeaux et des études dadoption ont confirmé lexistence du facteur génétique de la schizophrénie. Plusieurs études de génétique moléculaire ont porté sur lidentification de gènes qui permettraient de repérer les personnes présentant des risques de développer ou de transmettre la schizophrénie, mais leurs résultats restent controversés. Il existe, cependant, des tests qui portent sur des variables physiologiques probablement sous contrôle génétique qui, sans être spécifiques, permettent de distinguer assez bien les populations normales, dune part, et les patients atteints de schizophrénie et leurs parents du premier degré, dautre part (1,2). Le test de WCST est un test neuropsychologique qui permet lévaluation du fonctionnement exécutif chez lhomme, lequel est relié à lintégrité fonctionnelle du cortex préfrontal (3). Une grande part de la littérature a montré invariablement la diminution des performances au WCST des patients souffrant de schizophrénie (36). De mauvaises performances au WCST peuvent également constituer un indicateur de vulnérabilité à la maladie chez les apparentés de premier degré (69). Mais dautres travaux (7,10,11) nont pas rapporté de différence significative entre les performances des parents et celles des témoins. Il faut cependant noter que ces études ont souvent été effectuées chez des enfants ou des apparentés de premier degré tout venant, et non pas chez des frères et sÉurs uniquement. Cependant, par rapport aux études chez des enfants à risque, lapproche des frêres et sÉurs adultes offre des avantages complémentaires dans la mesure oj, dune part, ladulte pourrait déjB avoir atteint le pic dâge à risque pour la schizophrénie et dautre part, le fait davoir un parent atteint de schizophrénie pourrait interférer davantage avec le développement cognitif que le fait davoir un frêre ou une sÉur souffrant de schizophrénie. En plus, cette approche offre lavantage de lâge comparable au groupe des patients (12). Par ailleurs, plusieurs auteurs (4,13) se sont intéressés aux relations entre les déficits cognitifs, la durée de la maladie et lintensité des symptômes. Ainsi, Jaquet et coll. (4) ont trouvé une corrélation entre la durée de la maladie et 3 composantes du WCST (nombre de catégories complétées, derreurs totales et non persévératives); ils ont expliqué cette corrélation par laggravation dun déficit plus généralisé au cours de lévolution de la maladie, et que labsence de corrélation avec le nombre derreurs persévératives permettait davancer lexistence de perturbations frontales à un stade très précoce de la maladie. Ces mêmes auteurs (4) nont pas trouvé de corrélation entre les performances au WCST et lintensité des symptômes négatifs ou positifs. Cependant, dans un travail sur un groupe de patients souffrant de schizophrénie paranoVde contre non paranoVde, Abbruzzese et coll. (13) ont rapporté que les patients atteints de schizophrénie paranoVde avaient des performances au WCST plus perturbées et quil ny avait pas de corrélation avec la durée de la maladie. Le premier objectif de ce travail est de confirmer que les patients souffrant de schizophrénie et leurs frères et sÉurs non malades partagent un mLme déficit des fonctions exécutives, lorsquon les compare à des sujets témoins sains. Le deuxième objectif est détudier les relations entre les performances aux WCST et la durée et lintensité des symptômes cliniques ainsi que les différentes dimensions cliniques. MéthodeCette étude a été effectuée au CPU Ibn Rochd, à Casablanca, sur un échantillon de 90 sujets répartis en 3 groupes : un groupe de 30 patients atteints de schizophrénie, un groupe de 30 de leurs frères ou sÉurs biologiques sans antécédents psychiatriques personnels (chaque patient est recruté avec sa sÉur ou son frère germain de père et de mère), et enfin un groupe de 30 témoins non apparentés nayant pas dantécédents psychiatriques personnels ou familiaux de premier degré. Tous les sujets ont donné leur consentement éclairé. Les patients ont été recrutés parmi les malades consultant au CPU pour une maladie schizophrénique et ayant un frère ou une soeur non malade qui acceptait de participer à cette étude. Pour chaque cas, nous avons recruté un patient avec un seul membre de sa fratrie non malade. Le choix du frère ou de la soeur dépend de sa disponibilité et de lappariement des 3 groupes en fonction de lâge, du sexe et du niveau dinstruction. Les sujets témoins ont été recrutés parmi les consultants dun service de soins de santé primaires. Lâge devait être compris entre 18 et 50 ans. Nous avons exclu de ce travail les sujets présentant une pathologie neurologique ou toute pathologie somatique à retentissement neurologique potentiel, les toxicomanies récentes ou actuelles et les traumatismes crâniens récents ayant entraîné une perte de conscience. Le diagnostic de schizophrénie a été établi par un psychiatre compétent en se basant sur les données anamnestiques, les entretiens cliniques classiques et le MINI (14). Les sujets des 2 autres groupes ont également bénéficié dun entretien psychiatrique structuré MINI pour éliminer un trouble de laxe I. Lintensité des symptômes et les dimensions cliniques ont été évaluées par la PANSS (15). Le fonctionnement social et professionnel a été évalué par lEGF (16). La passation de ces 2 échelles dévaluation clinique, pour tous les malades, a été effectuée par un même psychiatre compétent et familiarisé avec ce type dinstrument. Après vérification de lacuité visuelle, le WCST (COGITEX WCST, version 4) (17) a été administré à tous les sujets inclus dans cette étude en suivant les instructions décrites par Heaton (18), à laide dun ordinateur PC, un écran en couleur et une manette de type manche à balai. Le WCST commence par la présentation de 3 cartes, soit : un triangle rouge, 2 étoiles vertes, 3 croix jaunes, et 3 ronds bleus. Le sujet dispose alors dun jeu de 128 cartes présentant diverses combinaisons de couleurs (rouge, vert, jaune ou bleu), de formes (triangle, étoile, croix, rond), et de nombres (1, 2, 3, ou 4). On demande au sujet de placer successivement chacune de ces cartes réponses au-dessous dune des cartes cibles, les cartes devant être appariées selon lune des 3 catégories (couleur, forme ou nombre); un commentaire à lécran indique si les réponses sont correctes ou non. Le principe de classement des cartes change chaque fois que 10 bonnes réponses consécutives sont données. La procédure est répétée jusquà ce que 6 catégories aient été complétées avec succPs ou lorsque les 128 cartes ont été utilisées. Une des difficultés de ce test réside dans le fait que les cartes de référence et les cartes-réponses partagent plus dune catégorie à la fois. Les 7 indices suivants sont relevés pour lévaluation :
Lanalyse statistique des données a été effectuée avec le logiciel SPSS (version 11.5). Lhomogénéité des variances entre les 3 groupes a été vérifiée (test de Levene). Les variances sont hétérogènes pour la majorité des variables sauf pour le nombre de mouvements et le nombre derreurs non persévératives. Les différences entre ces 3 groupes ont été explorées par des tests non paramétriques comprenant le test de KruskalWallis (test H), suivis de comparaisons groupe à groupe (test de MannWhitney). Lanalyse des corrélations entre les indices du WCST et les variables sociodémographiques et cliniques a fait appel au test de Spearman. Le niveau de significativité est fixé à 5 %. Les 3 groupes ont été appariés selon lâge, le sexe et le nombre dannées détude (tableau 1). Tous les sujets étaient droitiers. Les scores PANSS des patients souffrant de schizophrénie étaient au total 72,1 (ÉT 11,0), à léchelle positive de 16,7 (ÉT 5,0) et à léchelle négative de 19,4 (ÉT 4,1); le score EGF était de 49,9 (ÉT 11,5) (tableau 2). La durée moyenne de la maladie était de 94,7 (ÉT 91,6) mois. Tous les patients recevaient des neuroleptiques classiques à dose moyenne de 436,7 (ÉT 341,8) mg/jour équivalent chlorpromazine.
RésultatsLes patients souffrant de schizophrénie et leurs frères et soeurs présentaient des performances significativement plus faibles au WCST que celles des témoins. Ils faisaient plus derreurs persévératives et remplissaient moins de catégories (tableau 3). Lanalyse statistique a montré que le groupe des patients présentait un déficit des performances au WCST significativement plus important que les 2 autres groupes, touchant 5 indices sur 7, en particulier le nombre derreurs persévératives et le nombre de catégories. Les frPres et sÉurs présentaient également des performances significativement plus faibles que celles des témoins; ainsi ils ont fait davantage derreurs persévératives (P < 0,001) et ont réalisé un nombre inférieur de catégories (P < 0,01).
Par ailleurs, aucune relation significative na été trouvée entre les performances au WCST et lintensité des symptômes cliniques reflétée par le score total PANSS et les dimensions négative et positive de la PANSS. De même, aucune corrélation na été trouvée entre les performances WCST et les autres variables, notamment lâge, le sexe, le nombre dannées détude, la durée de la maladie (tableau 4).
DiscussionDans ce travail, nous avons montré que les patients atteints de schizophrénie ont des performances significativement plus faibles au WCST que le groupe témoin. Cela rejoint ce qui a été rapporté dans la littérature (36,12,13,1820) et est compatible avec lhypothèse dun dysfonctionnement frontal. Le déficit dinhibition, reflété par le nombre derreurs persévératives, a été décrit comme une caractéristique cardinale du dysfonctionnement frontal (23). Il a été démontré que des sujets non psychiatriques présentant des lésions frontales ont des performances significativement plus faibles que les sujets ayant des lésions dautres régions céré-brales (24). Plusieurs études utilisant les techniques dimagerie fonctionnelle (4,25,26) ont rapporté que les patients atteints de schizophrénie activent faiblement leur DLPFC durant les performances du WCST. Des études (26,27) ont montré que les tests explorant les fonctions exécutives, comme le WCST, activaient chez le sujet sain la région DLPFC. Yang et ses collaborateurs (26), dans une étude utilisant limagerie fonctionnelle SPECT, ont trouvé quil y avait une corrélation linéaire positive entre le débit sanguin cérébral régional au niveau DLPFC et les performances au WCST. Par ailleurs, nous avons constaté que les frères et sÉurs de patients porteurs dune schizophrénie ont également une diminution de leurs performances cognitives, et donc ils partagent un certain dysfonctionnement préfrontal. Ils se placent en position intermédiaire entre le groupe patient et le groupe témoin. La majorité des études ont été effectuées chez des parents du premier degré (frères et sÉurs, mais aussi parents et enfants). Ainsi, plusieurs auteurs (6,8,9) ont rapporté des déficits cognitifs chez les parents de premier degré de patients souffrant de schizophrénie dans plusieurs domaines cognitifs, en particulier les fonctions exécutives évaluées par le WCST. Wolf et coll. (28), dans un travail comparant un groupe denfants de patients atteints de schizophrénie, un groupe denfants à haut risque de trouble de lhumeur et un groupe témoin, ont montré que les performances au WCST des enfants de patients atteints de schizophrénie étaient significativement plus faibles que celles des 2 autres groupes. Trois études (12,19,29) effectuées chez des frères et sÉurs de patients atteints de schizophrénie ont montré quils avaient des déficits cognitifs, en particulier des fonctions exécutives et que leurs performances étaient intermédiaires entre celles des patients et des témoins. Au total, lensemble de ces résultats semble indiquer que les frères et sÉurs de sujets atteints de schizophrénie qui ne sont pas eux-mêmes malades présentent des déficits des fonctions exécutives lorsquon les compare à un groupe témoin présentant les même caractéristiques sociodémographiques. Ceci suggère par conséquent que les déficits pourraient être sous la dépendance dune vulnérabilité génétique à la schizophrénie (12,29). Cependant, dautres auteurs (7,10,11) nont pas trouvé de différence significative entre les parents du premier degré et les témoins. Dans 3 autres études (3032), il ny avait pas de différence des performances au WCST entre les frères et sÉurs de patients atteints de schizophrénie et les sujets témoins. Pour Scarone et coll. (30), les perturbations au WCST constitueraient davantage un marqueur de létat schizophrénique quun véritable marqueur trait ou de vulnérabilité à la schizophrénie. Ces différences pourraient être expliquées par la grande variabilité méthodologique, notamment la taille des groupes étudiés, le choix des parents (parents mixtes, germains, ou enfants de probants avec schizophrénie), et limpact éventuel des troubles de laxe II, en particulier, la schizotypie. En ce qui concerne les symptômes schizophréniques, nous navons pas trouvé de relation entre les performances au WCST et lintensité des symptômes évalués par léchelle PANSS, que ce soit les symptômes positifs, négatifs ou généraux. Plusieurs auteurs (4,13,35) ont rapporté des résultats similaires. Cependant, dautres travaux (25,32,34) ont montré une relation significative entre les symptômes négatifs et les performances au WCST. Daban et coll. (36) ont rapporté une corrélation entre le syndrome de désorganisation et les déficits des fonctions exécutives. Ils ont trouvé également que le nombre derreurs persévératives était significativement lié à la symptomatologie positive. Dans le même sens, Abbruzzese et coll. (13), dans une étude sur 141 patients souffrant de schizophrénie et 59 sujets témoins, ont montré que les patients paranoVdes font davantage derreurs persévératives que les non paranoVdes. Andreasen et coll. (34) ont rapporté que la dimension positive de la symptomatologie schizophrénique était hétérogPne et ils ont suggéré la subdivision des symptômes positifs en 2 dimensions : désorganisation et distorsion de la réalité. Il a été montré que les symptômes de désorganisation étaient fortement liés aux déficits cognitifs alors que les symptômes de distorsion de la réalité, comme les délires et hallucinations étaient associés à une fonction cognitive relativement intacte (35). Nieuwenstein et coll. (35), dans une méta-analyse, ont trouvé une corrélation entre les performances au WCST et les symptômes négatifs et de désorganisation. Ces différences peuvent expliquées par les grandes diversités méthodologiques, notamment les critPres dinclusion, la version utilisée du test neuropsychologique et les échelles utilisées. En plus, dans notre étude, le groupe des patients atteints de schizophrénie est trPs homogPne avec un faible écart type, que ce soit pour les symptômes positifs ou négatifs, ce qui rend difficile la détection des corrélations éventuelles entre lintensité des symptômes ou les différentes dimensions cliniques et les déficits cognitifs. Par ailleurs, dans notre étude, il ny avait pas de corrélation entre les scores WCST et lâge, le sexe, le niveau dinstruction et la dose du traitement. Ceci est en accord avec ce qui est rapporté dans la littérature (7,13,32). Enfin, nous avons observé quil ny avait pas de relation entre la durée da la maladie et le déficit cognitif, ce qui confirme ce qui est rapporté dans la littérature (4,37), à savoir que les déficits cognitifs dans la schizophrénie sont non progressifs et paraissent Ltre dorigine plus neurodéveloppementale que neurodégénérative, dautant plus que plusieurs travaux (38 40) ont montré que ces déficits cognitifs existaient à un âge précoce, avant mLme léclosion de la maladie. Cependant, certains auteurs (37) suggèrent quun certain déclin cognitif pourrait exister chez les sujets atteints de schizophrénie et que le trouble pourrait augmenter avec le temps pour certaines fonctions cognitives. Ainsi, 2 études (41,42) de suivi conduites chez des patients âgés souffrant de schizophrénie, en hospitalisation de longue durée, ont montré quil y avait un déclin cognitif avec le temps. Ceci pourrait être expliqué par des biais de sélection, en particulier, lâge des participants en hospitalisation de longue durée. Cette étude a plusieurs limites. Nous pouvons citer en particulier la taille de léchantillon, le choix dun seul test cognitif pour évaluer les fonctions exécutives, labsence de passation déchelles dévaluation pour le groupe parents et témoins, notamment les échelles de schizotypie et labsence dentretien structuré pour chercher des troubles de personnalité. Nous navons utilisé que le test WCST pour explorer la fonction exécutive, dans la mesure oj il sagit du test le plus utilisé dans la littérature. Au total, ces résultats confirment des études antérieures, et vont dans le sens de lhypothèse selon laquelle les patients atteints de schizophrénie et leurs frères et sÉurs non malades partagent les mêmes déficits des fonctions exécutives, et ces mêmes déficits cognitifs ne paraissent pas être liés à lintensité des symptômes cliniques et restent stables dans le temps. Ces résultats suggPrent que les performances au WCST peuvent être considérées comme un marqueur de vulnérabilité à la schizophrénie. Toutefois, des études longitudinales chez des sujets à risque restent nécessaires pour confirmer cela. Bibliographie1. Dalery J, dAmato T. La schizophrénie, recherches actuelles et perspectives. Paris : Masson; 1995. 2. Lalonde, Aubut, Grunberg, et collaborateurs. Schizophrénies. Dans: Morin G, éditeur. Psychiatrie clinique : une approche bio-psycho-sociale, tome I. Montréal : Presse Universitaire de France; 1999. p.24285. 3. Lavoie K, Everett J. Schizophrénie et performance au Wisconsin Card Sorting Test (WCST) : déficits et réadaptation. LEncéphale 2001; XXVII:4449. 4. Jaquet I, Lançon C, Auquier P, Bougerol T, Scotto JC. Étude des perturbations cognitives frontales chez 42 patients avec schizophrénie comparés à 19 témoins. LEncéphale 1997; XXIII:3441. 5. Laurent A, Duly D, Murry P, Foussard N, Boccara S, Mingat F, and others. WCST performance and schizotypal features in the first-degree relatives of patients with schizophrenia. Psychiatry Res 2001; 104:13344. 6. Rybakowski JK, Borkowska A. Eye movement and neuropsychological studies in first-degree relatives of schizophrenic patients. Schizophr Res 2002; 54:10510. 7. Stratta P, Prosperini P, Daneluzzo E, Bustini M, Rossi A. Educational level and age influence spatial working memory and Wisconsin Card Sorting Test performance differently: a controlled study in schizophrenic patients. Psychiatry Res 2001;102:3948. 8. Klosterkötter J, Schultze-Lutter F, Steinmeyer EM, Wieneke A. Are self-experienced neuropsychological deficits able to indicate a liability to schizophrenia? Results of a comparative study of 1st-degree relatives of schizophrenics. Schizophr Res 1998;29(12):64. 9. Birkett PB, Griffiths TD, Sigmunsson T, Sharma T, Brett M, Gurling HM, and others. Neuropsychological abnormalities in the relatives of familial and nonfamilial schizophrenics. Schizophr Res 1995;15(12):36. 10. Laurent A, Moreaud O, Bosson J, Naëgelé B, Boucharlat J, Saoud M, and others. Neuropsychological functioning among non-psychotic siblings and parents of schizophrenic patients. Psychiatry Res 1999; 7:14757. 11. Dollfus S, Lambardo C, Bénali K, Halbecq I, Abadie P, Marié R, and others. Executive/attentional cognitive functions in schizophrenic patients and their parents: a preliminary study. Schizophr Res 2002;53:939. 12. Saoud M, dAmato T, Gutknecht C, Triboulet P, Bertaud J, Marie-Cardine M, and others. Neuropsychological deficit in siblings discordant for schizophrenia. Schizophr Bull 2000;26:893901. 13. Abbruzzese M, Ferri S, Scarone S. Performance on the Wisconsin Card Sorting Test in schizophrenia: perseveration in clinical subtypes. Psychiatry Res 1996;64:2733. 14. Lecrubier Y, Sheehan D, Weiller E, Amorim P, Bonora I, Sheehan D, and others. The Mini International Neuropsychiatric Interview (MINI). A short diagnostic structured interview: reliability and validity according to the CIDI. Eur Psychiatry 1997;12:22431. 15. Kay SR, Fiszbein A, Opler LA. The positive and negative syndrome scale (PANSS) for schizophrenia. Schizophr Bull 1987;13:26176. 16. Endicott J, Spitzer RL, Fleiss JL, Cohen J. The global assessment scale: a procedure for measuring overall severity of psychiatric disturbance. Arch Gen Psychiatry 1976;33:76671 17. Laplante L. COGITEX version 4, Guide dutilisation. Québec (QC): Louis Laplante, G1C 2P9; 1992. 18. Heaton RK. Wisconsin Card Sorting Test manual. Odessa (FL): Psychological resources; 1981. 19. Egan M, Goldberg A, Gscheidle T, Weirich M, Rawlings R, Hyde M, and others. Relative risk for cognitive impairments in siblings of patients with schizophrenia. Biol Psychiatry 2001;50:98107. 20. dAmato T, Saoud M, Triboulet P, Bertaud J, Dalery J. Vulnérabilité à la schizophrénie I: Nature familiale des indicateurs neuropsychologiques. LEncéphale 1998; XXIV:4428. 21. Addington J, Brooks B, Addington D. Cognitive functioning in first episode psychosis: initial presentation. Schizophr Res 2003; 62(12):5964. 22. Hutton SB, Puri BK, Duncan L-G, Robbins TW, Barnes TR, Joyce EM. Memory and executive function in first episode schizophrenia. Schizophr Res 1997;24:109. 23. Perlstein WM, Carter CS, Noll DC, Cohen JD. Relation of prefrontal cortex dysfunction to working memory and symptoms in schizophrenia. Am J Psychiatry 2001;158:110513. 24. Demakis GJ. A meta-analytic review of sensitivity of the Wisconsin Card Sorting Test to frontal and lateralized frontal brain damage. Neuropsychology 2003;17:25564. 25. Berman I, Viegner B, Merson A, Allan E, Pappas D, Green AI. Differential relationships between positive and negative symptoms and neuropsychological deficits in schizophrenia. Schizophr Res 1997;25(1):110. 26. Yang YK, Chen CC, Lee IH, Chou YH, Chiu NT, Jeffries KJ, and others. Association between regional cerebral blood flow and eye-traking performance and the Wisconsin Card Sorting Test in schizophrenics: a single photon emission computed tomography study. Psychiatry Res 2003;123:3748. 27. Goldberg TE, Torrey Ef, Berman KF, Weinberger DR. Relations between neuropsychological performance and brain morphological and physiological measures in monozygotic twins discordant for schizophrenia. Psychiatry Res 1994;55(1):5161. 28. Wolf LE, Cornblatt BA, Roberts SA, Shapiro BM, Erlenmeyer-Kimling L. Wisconsin Card Sorting Test deficits in the offspring of schizophrenics in the New York High-Risk Project. Schizophr Res 2002;57:17382. 29. Franke P, Maier W, Hardt J, Hain C. Cognitive functioning and anhedonia in subjects at risk for schizophrenia. Schizophr Res 1993; 10(1):7784. 30. Scarone S, Abbruzzese M, Gambini O. The Wisconsin Card Sorting Test discriminates schizophrenic patients and their siblings. Schizophr Res 1993;10:1037. 31. Kéri S, Benedek G, Janka Z. Impaired visual information processing in unaffected siblings of schizophrenia patients. Orvosi Hetilap 2001;142:78790. 32. Chen YL, Chen YH, Lieh-Mak F. Semantic verbal fluency deficit as a familial trait marker in schizophrenia. Psychiatry Res 2000;95:13348. 33. Himelhoch S, Taylor SF, Goldman RS, Tandon R. Frontal lobe tasks, antipsychotic medication, and schizophrenia syndromes. Biol psychiatry 1996;39:2279. 34. Andreasen NC, Nopoulos P, Schultz S, Miller D, Gupa S, Swayze V, et collaborateurs. Positive and negative symptoms of schizophrenia: past, present, and future. Acta Psychiatr Scand Suppl 1994;384:519. 35. Nieuwenstein MR, Aleman A, de Haan E. Relationship between symptom dimensions and neurocognitive functioning in schizophrenia: a meta-analysis of WCST and CPT studies. J Psychiatr Res 2001;35:11925. 36. Daban C, Amado I, Bayle F, Gut A, Willard D, Bourdel MC, et collaborateurs. Correlation between clinical syndromes and neuropsychological tasks in unmedicated patients with recent onset schizophrenia. Psychiatry Res 2002;113:8392. 37. Verdoux H, Liraud F. Neuropsychological function in subjects with psychotic and affective disorders. Relationship to diagnostic category and duration of illness. Eur Psychiatry 2000;15:23643. 38. David AS, Malmberg A, Brandt L, Allebeck P, Lewis G. IQ and risk for schizophrenia: a population-based cohort study. Psychol Med 1997;27:131123. 39. Jones P, Rodgers B, Murray R, Marmot M. Child developmental risk factors for adult schizophrenia in the British 1946 birth cohort. Lancet 1994;344:1398402. 40. Jones P, Done J. From birth to onset: a developmental perspective of schizophrenia in two national births cohorts. In: Kevasha MS, Murray RM, editors. Neurodevelopment and adult psychology. Cambridge (UK): Cambridge University press; 1997. p 11936. 41. Harvey PD, Silverman JM, Mohs RC, Panella M, White L, Powchik P, et collaborateurs. Cognitive decline in late life schizophrenia: a longitudinal study of geriatric chronically hospitalized patients. Biol Psychiatry 1999;45:3240. 42. Verdoux H, Bergey C, Assens F, Abalan F, Gonzales B, Pauillac P, and others. Prediction of duration of psychosis before first admission. Eur Psychiatry 1998;13:34652. Auteur(s)Manuscrit reçu en septembre 2003, révisé, et accepté en mai 2005. 1. Professeur assistant en psychiatrie, Centre psychiatrique universitaire Ibn Rochd, Casablanca, Maroc; Professeur assistant en psychiatrie, Département de psychiatrie, Université Hassan II, Casablanca, Maroc. 2. Professeur agrégé en psychiatrie, Centre psychiatrique universitaire Ibn Rochd, Casablanca, Maroc; Professeur agrégé en psychiatrie Département de psychiatrie, Université Hassan II, Casablanca, Maroc. 3. Psychiatre de santé publique, Centre psychiatrique universitaire Ibn Rochd, Casablanca, Maroc. 4. Résidente en psychiatrie, Centre psychiatrique universitaire Ibn Rochd, Casablanca, Maroc. 5. Praticien hospitalier, Centre hospitalier Le Vinatier, Bron, France; Chercheur, INSERM, Bron, France. 6. Professeur des universités praticien hospitalier, Centre hospitalier Le Vinatier, Bron, France; Professeur de psychiatrie, Université Claude Bernard, Lyon, France. 7. Professeur de psychiatrie, Centre psychiatrique universitaire Ibn Rochd, Casablanca Maroc; Professeur de l'enseignement supérieur, Département de psychiatrie, Université Hassan II, Casablanca, Maroc. 8. Professeur de psychiatrie, Centre hospitalier Le Vinatier, Bron, France; Professeur de psychiatrie, Université Claude Bernard, Lyon, France. 9. Professeur de psychiatrie, Centre psychiatrique universitaire Ibn Rochd, Casablanca, Maroc; Professeur de l'enseignement supérieur, Département de psychiatrie, Université Hassan II, Casablanca, Maroc Address for correspondence: Dr Y El Hamaoui, 30, rue Ishak Almarouni N° 3, Maarif, Casablanca 20100, Maroc e-mail: elhamaoui@caramail.com
1 | 2
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||