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Résumé : La comorbidité de la dépression majeure et des troubles liés à
une substance
Objectif : Dans la population canadienne adulte, nous voulions (1) estimer
la prévalence de 12 mois du trouble dépressif majeur (TDM) chez les personnes
ayant un diagnostic de consommation nocive dalcool, de dépendance à lalcool
et de dépendance aux drogues; (2) estimer la prévalence de 12 mois de la
consommation nocive dalcool, de la dépendance à lalcool et de la dépendance
aux drogues chez les personnes ayant un diagnostic de TDM de 12 mois ou
de durée de vie; (3) identifier les corrélats socio-économiques de la comorbidité
du trouble lié à lutilisation dune substance et de la dépression majeure;
(4) déterminer comment la comorbidité influe sur la prévalence des pensées
suicidaires; et (5) lutilisation des soins de santé mentale.
Méthode : Nous avons examiné les données du volet Santé mentale et bien-être
de lEnquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC, Cycle
1.2, 2002).
Résultats : La prévalence de 12 mois du TDM chez les personnes souffrant
dun trouble lié à lutilisation dune substance (TUS) était de 6,9 % pour
la consommation nocive dalcool (intervalle de confiance [IC] 95 %, de 5,2
à 8,5), de 8,8 % pour la dépendance à lalcool (IC 95 %, de 6,6 à 11,0),
et de 16,1 % pour la dépendance aux drogues (IC 95 %, de 10,3 à 21,9). À
linverse, la prévalence de 12 mois de la consommation nocive dalcool,
de la dépendance à lalcool et de la dépendance aux drogues chez les personnes
ayant un diagnostic de TDM de 12 mois était de 12,3 % (IC 95 %, de 9,4 à
15,2), de 5,8 % (IC 95 %, de 4,3 à 7,3), et de 3,2 % (IC 95 %, de 2,0 à 4,4),
respectivement. Les modèles de régression nont identifié aucun prédicteur
socio-économique de la comorbidité TUS-TDM. La dépendance à une substance
et le TDM prédisaient indépendamment une prévalence plus élevée didées
suicidaires et dutilisation des traitements de santé mentale.
Conclusions : Les TUS sont très fréquemment co-occurrents dans les cas de
TDM. Les cliniciens et les services de santé mentale devraient envisager
une évaluation de routine des troubles liés à lutilisation dune substance
chez les patients souffrant de dépression.
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