Canadian Psychiatric Association
 

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Editorial
Canadian Journal of Psychiatry: New Editor and New Policies

Joel Paris, MD

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Guest Editorial
Risk Assessment in Psychiatric Practice

Kenneth Hashman, MD, FRCPC, DABPN

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In Review
The Canadian Contribution to Violence Risk Assessment: History and Implications for Current Psychiatric Practice

Hy Bloom, LLB, MD, Christopher Webster, PhD, Stephen Hucker, MB, Karen De Freitas, MD

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The Clinical Use of Risk Assessment
Graham D Glancy, MB, ChB, FRCPsych, FRCPC, Gary Chaimowitz, MB, ChB, FRCPC

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The State of Contemporary Risk Assessment Research
Michael A Norko, MD, Madelon V Baranoski, PhD

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Review Paper
Community Treatment Orders: Profile of a Canadian Experience

Ann-Marie A O’Brien, MSW, RSW, Susan J Farrell, PhD, CPsych*

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International Dosage Differences in Fluoxetine Clinical Trials
Scott Patten, MD, Andrea Cipriani, MD, Paolo Brambilla, MD3, Michela Nosè, MD, Corrado Barbui, MD

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Original Research
Panic-Agoraphobic Spectrum and Light Sensitivity in a General Population Sample in Italy

Letizia Bossini, MD, Mirko Martinucci, MD, Katia Paolini, MD, Paolo Castrogiovanni, MD

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Psychotic Disorders Clinic and First-Episode Psychosis: A Program Evaluation
Suzanne Archie, MD, FRCPC, Jane Hamilton Wilson, RN, Kevin Woodward, BSc, Heather Hobbs, RN, Shelley Osborne, RN, Jean McNiven, RN

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Screening for Mild Cognitive Impairment: Comparing the SMMSE and the ABCS
D William Molloy, MB, MRCPI, FRCPC, Timothy IM Standish, David L Lewis, PhD

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Attention-Deficit Hyperactivity Disorder With and Without Obsessive–Compulsive Behaviours: Clinical Characteristics, Cognitive Assessment, and Risk Factors
Paul Daniel Arnold, MD, FRCPC, Abel Ickowicz, MD, FRCPC, Shirley Chen, MD, MPH, Russell Schachar, MD, FRCPC

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Brief Communication
Validation de la version française de l’inventaire de détresse péritraumatique

Louis Jehel, MD, PhD, Alain Brunet, PhD, Sabrina Paterniti, MD, PhD, Julien D Guelfi, MD, Pr

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Book Reviews
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The Confinement of the Insane: International Perspectives, 1800–1965
Review by
Laurence Jerome, MD


Suicide in Children and Adolescents
Review by
Paul S Links, MD, FRCPC



Letters to the Editor
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A Novel Form of Treatment Resistance in Anorexia Nervosa

Capgras Syndrome in the Modern Era: Self Misidentification on an ID Picture

Effectiveness of Risperidone in Delirium

Family-Oriented Rehabilitation for Unexplained Chronic Pain

Hypokalemia from Risperidone and Quetiapine Overdose

A Renewed Interest in Day Treatment

Quetiapine Therapy for Corticosteroid-Induced Mania

Communication en bref 

Louis Jehel, MD, PhD 1, Alain Brunet, PhD2, Sabrina Paterniti, MD, PhD3, Julien D Guelfi, MD, Pr4

 

Objectif : Cet article présente la traduction et la validation en français de l’Inventaire de détresse péritraumatique (PDI) dans un échantillon de patients en consultations externes de psychotraumatisme.

Méthode : Au total 127 personnes francophones ont été évaluées de 2001 à 2002 lors de leurs premiéres consultations en psychiatrie pour un événement traumatique. Une évaluation à 3 mois était proposée par courrier pour vérifier la stabilité temporelle de l’instrument.

Résultats : La validation en français du PDI a une bonne cohésion interne, avec un alpha de Cronbach de 0,83. Le test-retest montre une stabilité temporelle très satisfaisante avec un coefficient de corrélation intraclasse de 0,79 dans un intervalle de confiance de 0,61 à 0,89. La validité convergente analysée par la corrélation avec l’IES-R (Impact of Event Scale Revised), le PDEQ (Peritraumatic Dissociation Questionnaire) et le GHQ (General Health Questionnaire) est très bonne. De plus l’analyse en composantes principales propose une solution à 2 dimensions qui explique 45 % de la variance.

Conclusion : La version française du PDI présente une validité psychométrique satisfaisante. De plus la structure factorielle de cette traduction est très proche de celle proposée dans la version originale du PDI.

(Rev can psychiatrie 2005;50 :67–71)

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Implications cliniques

  • La traduction en français du PDI est désormais disponible pour les chercheurs et les cliniciens. 

  • Cette mesure affirme la présence du critère A de l’ESPT du DSM-IV en français. 

  • Il propose un indicateur de gravité psychopathologique d’un événement traumatogène. 

  • De nouvelles recherches sont nécessaires pour explorer le caractère prédictif de cette mesure.

Limites

  • Ne tient pas compte du type d’événement.

  • Ne tient pas compte du délai entre l’événement et l’évaluation. 

  • Ne donne pas d’information sur la durée de la détresse émotionnelle. 

Mots clés : trauma, français, validation, détresse péritraumatique, adulte

Résumé: Validation of the Peritraumatic Distress Inventory's French translation

La gravité du retentissement d’une catastrophe nécessite des stratégies thérapeutiques dont les preuves d’efficacité s’appuient sur des instruments validés. Plusieurs auteurs (1,2) insistent sur l’importance de la réaction immédiate pour prédire gravité et durée des troubles post-traumatiques. La description des troubles post- traumatiques recourt à l’identification des symptômes d’état de stress post-traumatique du DSM-IV. L’introduction du critère A2 confirme l’importance de la perception d’une menace vitale lors de l’événement. Brunet et ses collaborateurs (3) ont proposé un autoquestionnaire de 13 items pour mesurer la détresse ressentie pendant et immédiatement après l’événement. L’analyse de sa validité psychométrique a montré la qualité de sa cohésion interne, sa stabilité temporelle; mesure convergente avec d’autres dimensions péritraumatiques. Nous en présentons la traduction française avec ses propriétés psychométriques.

Méthode 

Population et procédure 

Notre population (n = 127) était constituée de patients se présentant à 5 centres de consultations pour victimes en région parisienne. L’objectif était de décrire des caractéristiques psychopathologiques lors des premières consultations. Cet échantillon a été recruté entre juin 2001 et juin 2002. Ont été sollicités à la première ou deuxième consultation les adultes francophones. Après avoir été informé des objectifs de l’étude, chacun devait donner un consentement éclairé écrit. Deux personnes ont refusé. Les victimes d’une agression depuis moins d’un an ont été sollicitées par courrier, avec un questionnaire à 3 et 6 mois. 

Dans 7 cas, le questionnaire PDI n’a pas été rempli à l’évaluation initiale. Dans un cas, la valeur manquante d’un item du PDI au suivi a été remplacée par la moyenne des scores des autres items du même sujet. 

La traduction 

La traduction en français a été réalisée par Louis Jehel et collaborateurs. Une rétrotraduction était effectuée par Jill Bourdais, psychologue anglaise bilingue résidant en France. Sur les items 1, 2, 8 et 9, quelques points de divergence ont été soumis à Alain Brunet qui a proposé des formulations liées à une évolution de la forme anglaise. Plusieurs cliniciens spécialistes ont confirmé la pertinence de cette version pour mesurer la détresse émotionnelle péritraumatique. 

Outils statistiques 

La cohésion interne a été évaluée par le coefficient alpha de Cronbach, la structure dimensionnelle explorée par une analyse en composantes principales (ACP), avec rotation oblique promax sur la matrice de corrélation des 13 items. On a choisi ce type d’ACP pour vérifier la mesure dans laquelle les facteurs identifiés étaient corrélés. 

La validité convergente et divergente a été analysée par les mesures de corrélation de Pearson. 

Pour l’analyse de la fidélité temporelle du PDI, nous avons adressé à 75 personnes victimes d’une agression individuelle dans l’année un courrier pour une nouvelle auto-évaluation, 3 mois après la première. Nous avons calculé le coefficient de corrélation intraclasse. 

Instruments 

L’Inventaire de détresse péritraumatique (PDI) contient 13 items cotés selon une échelle de type Likert de 0 à 4 (0 = Pas du tout vrai, 1 = Un peu vrai, 2 = Assez vrai, 3 = Très vrai, 4 = Extrêmement vrai). Les scores vont de 0 à 52. La consigne pour chaque item est de coter sa réponse en fonction de « ce que vous avez ressenti pendant et immédiatement après l’événement critique ». Le score total moyen est obtenu par la somme des items divisée par le nombre d’items. 

L’échelle révisée de l’Impact des événements (IES-R), comportant 22 items, mesure les symptômes d’intrusion, d’évitement et d’hypervigilance caractérisant les états de stress post-traumatique. Chaque item est coté de 0 à 4. C’est un instrument de référence dans la littérature internationale. La version française a été validée (4).

Le Questionnaire de dissociation péritraumatique (PDEQ), a été construit en anglais (1) puis traduit en français  (5). Il propose une mesure rétrospective de la perception de dissociation « durant et immédiatement après » un événement menaçant. Cette dimension recouvre les perceptions de dépersonnalisation, déréalisation, changement corporel ou altération de la notion du temps. Chaque item est coté selon une échelle de type Likert de 1 à 5. Marmar et coll. (1) ont vérifié les qualités psychométriques de cette mesure. Le score total, calculé par la somme de chaque item s’est avéré corréler positivement dans plusieurs études avec le score de l’IES-R (1,2). 

Le Questionnaire sur l’état de santé général (GHQ) dans sa version en 12 items donne une mesure sensible de la morbidité psychique. Les réponses sont cotées de 0 à 3 sur une échelle de type Likert.  La somme de chaque item donne un score global qui est une mesure valide de la gravité de l’état psychique dont les propriétés psychométriques ont été vérifiées (6,7). 

Analyse statistique 

Les analyses statistiques ont été réalisées grâce au logiciel SPSS. Tous les tests sont bilatéraux; le seuil alpha de signification à 0,05. 

Le nombre de sujets nécessaires à l’analyse en composantes principales a été calculé en multipliant le nombre des items (n = 13) de l’échelle par 10. Nous avons jugé que 127 sujets suffisaient. Nous avons calculé les intervalles de confiance à 95 % pour des coefficients de corrélation de force variable obtenus sur un échantillon de 127 sujets (8). 

Résultats 

Description de l’échantillon 

Parmi les patients, 127 ont complété le questionnaire PDI. Pour 94 d’entre eux (tableau 1), l’événement avait été vécu depuis moins d’un an. Dans la catégorie « autres » étaient rapportés essentiellement hold-up et accidents domestiques. 

Tableau 1 Caractéristiques de la population (n = 127) 

 

n 


Sexe 

 

 

        Homme 

41 

32,3 

        Femme 

83 

65,4 

Situation de famille 

 

 

        Vit en couple 

59 

46,5 

        Vit seul 

64 

50,4 

Activité professionnelle 

 

 

        Cadre 

16 

12,6 

        Non-cadre 

80 

63,0 

        Étudiant et sans         profession 

24 

18,9 

Situation professionnelle 

   

        Actif 

91 

71,7 

        Non actif 

20 

15,7 

Motif de la consultation 

 

 

        Agression sexuelle 

25 

15,7 

        Agression individuelle         non sexuelle 

46 

44,6 

        Autres 

53 

36,2  

 

Moyenne 

SD 


Âge (n = 123) 

37,28 

12,27 

Délai depuis l’événement (mois) 

27,7 

84,0 

Score PDI (n = 127) 

25,78 

11,59 

Score IES-R (n = 126) 

51,05 

22,45 

Score PDEQ (n = 115) 

26,94 

9,77 

Score GHQ (n = 125) 

23,62 

8,17 

Score BDI (n = 126) 

23,84 

13,62 

Caractéristiques de PDI liées aux données sociodémographiques 

Pas de corrélation significative entre le score de PDI et l’âge (= 0,11; p = 0,2) mais les femmes avaient des scores moyens significativement plus élevés (femmes : moyen 28,5, SD 9,9; hommes : moyen  20,6, SD 9,9; p < 0,001). 

Cohésion interne 

Le coefficient alpha de Cronbach était de 0,83 pour le PDI. 

Structure dimensionnelle et factorielle 

Comme dans la version anglaise, promax et varimax ont donné la même solution factorielle. Le nombre de dimensions a été identifié à 2, notamment par la courbe des valeurs propres et le critère de Cattell. L’ACP montre une composante expliquant 33 % de la variance et une seconde composante en expliquant 12 %. 

Pour déterminer si les dimensions apparentes dans le diagramme des valeurs propres sont réelles ou aléatoires, nous avons réalisé quinze diagrammes des valeurs propres simulés à partir de données aléatoires (même nombre d’items et de sujets) (9). La comparaison avec les diagrammes obtenus par simulation suggère l’existence de 2 dimensions (figure 1)

Figure 1 Graphiques des valeurs propres relatives aux 13 items du PDI(n = 127) et à 15 simulations sur la base de données aléatoires

Figure 1

Corrélation entre les items et le score total 

Pour 11 des items, les corrélations entre l’item et le score total ont été supérieures à 0,40 (tableau 2)

Tableau 2   Inventaire de détresse péritraumatique (PDI) – Matrice des coefficients de saturation après rotation oblique promax et corrélation entre les items et le score total 
 
Facteurs 

   

Description abrégée des items 

1 Émotions dysphoriques 

2 Perception d’une menace vitale 

Item
moyenne (SD) 

Corrélation
entre l’item et le score total (sans l’item)r 


1. Je me sentais totalement incapable de faire quoi que ce soit 

0,58 

0,04 

2,32 (1,49) 

0,45 

2. Je ressentais de la tristesse et du chagrin 

0,52 

0,33 

2,30 (1,58) 

0,63 

3. Je me sentais frustré(e) et en colère car je ne pouvais rien faire de plus 

0,39 

0,25 

2,58 (1,51) 

0,46 

4. J’avais peur pour ma propre sécurité. 

–0,07 

0,74 

2,61 (1,54) 

0,45 

5. Je me sentais coupable 

0,82 

–0,26 

1,51 (1,64) 

0,40 

 6. J’avais honte de mes réactions émotionnelles 

0,84 

–0,16 

1,77 (1,69) 

0,51 

7. J’étais inquiet pour la sécurité des autres 

–0,19 

0,69 

2,34 (1,53) 

0,31 

8. J’avais l’impression que j’allais perdre le contrôle de mes émotions 

0,79 

0,07 

1,72 (1,60) 

0,53 

9. J’avais envie d’uriner et d’aller à la selle 

–0,07 

0,60 

0,87 (1,43) 

0,34 

10. J’étais horrifié(e) par ce que j’avais vu 

0,28 

0,58 

2,34 (1,53) 

0,62 

11. J’avais des réactions physiques comme des sueurs, des tremblements et des palpitations 

0,35 

0,46 

2,50 (1,57) 

0,58 

12. J’étais sur le point de m’évanouir 

0,36 

0,20 

1,15 (1,52) 

0,38 

13. Je pensais que j’allais mourir 

–0,05 

0,71 

1,84 (1,68) 

0,44 

Valeurs propres 

4,32 

1,59 

   

% variance totale 

33,3 

12,2 

   

Note. Les scores varient de 0 (pas du tout vrai) à 4 (extrêmement vrai). n = 127. Les coefficients de saturation supérieurs en valeur absolue à 0,40 ont été retenus pour définir les facteurs. 

Validité convergente et divergente 

La corrélation au score de dissociation péritraumatique (PDEQ) (r = 0,53, IC 95 % = 0,39; 0,64), au score total de la mesure de l’Impact d’un événement (IES-R) (r = 0,63, IC 95 % = 0,51; 0,72), et au score général de morbidité psychique (GHQ) (r = 0,63, IC 95 % = 0,51; 0,72) a été calculée. 

Pour la validité divergente, nous avons considéré la corrélation entre le score du PDI et le délai depuis l’événement (r = 0,10, p = 0,10). 

Stabilité temporelle 

On a utilisé 48 des 49 questionnaires remplis. Le coefficient de corrélation intraclasse était de 0,79 dans un intervalle de confiance compris entre 0,61 et 0,89. 

Discussion 

Cette étude a évalué cohésion interne, stabilité temporelle, validité convergente et divergente, et structure factorielle de la version française du PDI dans un échantillon de personnes des consultations spécialisées pour victimes. 

Nous avons montré que, pour la traduction française du PDI, le coefficient alpha est de 0,83, comparable au score de Brunet et coll. (3) pour la version anglaise. 

Sur la figure 1 qui représente les étapes des analyses en composantes principales, nous comparons les résultats aléatoires et ceux obtenus dans notre population. Deux dimensions se distinguent selon les critères de cette analyse (9). 

Après rotation promax, nous distinguons 2 facteurs. Le premier est constitué de 7 items : 1, 2, 3, 5, 6, 8, 12. Le deuxième, de 6 items : 4, 7, 9, 10, 11, 13. Les résultats sont semblables à ceux de la version anglaise. 

Nous avons vérifié la stabilité temporelle avec un coefficient de corrélation intraclasse à 0,79 pour 2 mesures espacées de 3 mois. 

Les corrélations avec les scores IES-R, PDEQ, et GHQ sont supérieures à 0,5, ce qui montre la très bonne concordance de cette mesure par rapport à des mesures proches. Les résultats sont là encore proches de la version anglaise (3). 

La corrélation du PDI avec la durée écoulée depuis l’événement est non significative, comme dans la version originale, argument en faveur de la validité divergente, car ces 2 mesures sont en effet conceptuellement différentes. 

Parmi les données sociodémographiques, l’absence de corrélation entre le PDI et l’âge et des scores moyens plus élevés parmi les femmes a été observés dans la version anglaise. 

Les principales limites de notre étude sont l’absence de données relatives au contexte culturel, et l’absence de prise en compte des différents types de traumatismes. 

Conclusion 

La version française du PDI montre la fiabilité de la mesure qu’elle propose de la détresse émotionnelle ressentie immédiatement après un événement de vie menaçant, dans notre échantillon multicentrique. Les qualités métriques de cet instrument permettent de développer son utilisation, et ses qualités prédictives pourraient être explorées dans des études prospectives. 


Sources de financement 

Alain Brunet est chercheur boursier du Fonds de recherches en santé du Québec. Appui financier : l’AFORCUMP (Association de Formation et de Recherche des Cellules d’Urgence Médico-Psychologiques), Hôpital Necker, Paris, France 

Remerciements 

Louis Jehel tient à remercier particulièrement les collaborateurs qui ont permis cette étude : Patrice Louville, Aurore Sabouraud-Seguin, et Annick Ponsetti Gaillochon, qui ont contribué activement au recueil de ces données; Sylvie Lancrenon de la société Syliastat pour la coordination de la logistique de l’étude; Jill Bourdais pour la rétrotraduction; et l’AFORCUMP qui a soutenu ce projet, ainsi que les patients qui ont accepté ces évaluations. 

Bibliographie

1. Marmar CR, Weiss DS, Schlenger WE, Fairbank JA, Jordan BK, Kulka RA, et coll. Peritraumatic dissociation and post traumatic stress in male Vietnam theater veterans. Am J Psychiatry 1994;151:902–7. 

2. Shalev AY, Peri T, Canetti L, Schreiber S. Predictors of PTSD in injured trauma survivors: a prospective study. Am J Psychiatry 1996;153:219–25. 

3. Brunet A, Weiss DS, Metzler TJ, Best SR, Neylan TC, Rogers C, et coll.. The Peritraumatic Distress Inventory: a proposed measure of PTSD Criterion A2. Am J Psychiatry 2001;158:1480–5. 

4. Brunet A, St-Hilaire A, Jehel L, King S. Validation of a French version of the Impact of Event Scale-Revised. Can J Psychiatry 2003;48:56–61. 

5. Brunet A, Birmes P, Benoit M, Defer S, Hatton L, Sztulman H, Schmitt L. The PDEQ Self-Report Version in French-speaking traumatized subjects. Article présenté au congrès ISTSS; 7–10 novembre 2002; Baltimore (MD). 

6. Goldberg DP, Williams P. A user’s guide to the General Health Questionnaire. Windsor (UK): nferNelson; 1988. 

7. Pariente P, Guelfi JD. Inventaires d’auto-évaluation de la psychopathologie chez l’adulte. Psychiatr Psychobiol 1990;5:49–63. 

8. Altman DG. Statistics for medical research. London: Chapman & Hall; 1991. p 29–34. 

9. Falissard B. Mesurer la subjectivité en santé, perspective méthodologique et statistique. Paris: Masson; 2001. 

Auteur(s)

Manuscrit reçu en novembre 2002, révisé, et accepté en mars 2004. 

1. Responsable d’limité, Unité de psychiatrie et psychotraumatisme, Hôpital Tenon, Groupe hospitalo-universitaire, Paris, France. 

2. Professeur adjointe,  Université McGill et Centre de recherche de l’hôpital Douglas, Montréal. 

3. Professeur, Chef de service, Université Paris V (UFR Cochin Port-Royal), Clinique des Maladies Mentales et de l’Encéphale, Paris, France. 

4. Professeur, Chef de service, Université Paris V (UFR Cochin Port-Royal), Clinique des Maladies Mentales et de l’Encéphale, Paris, France. 

Demande de tirés à part : Dr L Jehel, Unité de psychiatrie et psychotraumatisme, Hôpital Universitaire Tenon, 4, rue de la Chine, 75970 Paris Cedex 20.

courriel : louis.jehel@tnn.hop-ap-paris.

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