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Résumé : Caractérisation du risque de maladie coronarienne dans la schizophrénie chronique : prévalence élevée du syndrome métabolique
Objectif : Déterminer la prévalence et les caractéristiques des facteurs de risque de maladie coronarienne (MC) chez les patients souffrant de schizophrénie chronique ou de trouble schizo-affectif.
Méthode : Nous avons comparé les facteur de risque individuels de MC et les prédictions de risque de Framingham dans un groupe de 240 patients avec ceux d’un large échantillon national (Enquête canadienne sur la santé cardiovasculaire) assortis selon l’âge et le sexe. En outre, nous avons comparé les taux de syndrome métabolique (syndrome X) avec les taux récemment publiés de la population adulte américaine.
Résultats : Comparativement à la population repère, le risque de Framingham sur 10 ans d’un infarctus du myocarde était plus grand chez les patients masculins (t3091 = 4,35, P < 0,001), mais pas chez les femmes. Les taux de prévalence du syndrome métabolique chez les patients (42,6 % des hommes et 48,5 % des femmes) étaient approximativement le double des taux publiés aux États-Unis pour la population adulte. De plus, le syndrome semble se manifester à un plus jeune âge que dans la population générale.
Conclusions : Ces patients de longue durée ont des risques accrus de MC, mieux cernés par la conceptualisation du syndrome métabolique jumelée à un taux élevé de tabagisme. Cette caractérisation est conforme à la morbidité cardiovasculaire accrue et à une espérance de vie réduite tant chez les hommes que les femmes. Nous soulignons l’importance de dépister et de traiter les facteurs de risque de MC éventuellement réversibles chez les patients schizophrènes.
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