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Résumé : La conduite automobile et la démence en Ontario : une évaluation quantitative du problème
Contexte : La population vieillit de plus en plus et, en même temps, la prévalence de la démence croît de façon constante. Les personnes de 65 ans et plus sont susceptibles de continuer à conduire de nombreuses années et souvent, longtemps après que le processus de la démence est bien entamé.
Méthode : Les données du ministère des Transports de l’Ontario sur la conduite automobile, le recensement et la prévalence de la démence ont été combinées pour déterminer le nombre de personnes souffrant potentiellement de démence qui conduisent, à la fois présentement et dans quelque 25 ans.
Résultats : Les chiffres réels et projetés de l’Ontario indiquent que le nombre de conducteurs âgés aura augmenté de façon marquée depuis 1986, passant d’un peu moins de 500 000 à presque 2 500 000 en 2028. Parallèlement, le nombre de conducteurs souffrant de démence augmente aussi. Bien que tous les conducteurs souffrant de démence ne soient pas nécessairement dangereux, on estime que la plupart vont continuer à conduire pendant une bonne partie du cours de la maladie. En combinant les ensembles de données mentionnées ci-dessus, une meilleure estimation du nombre de conducteurs souffrant de démence en Ontario a été dérivée. On estime que ce groupe est passé d’un peu moins de 15 000 en 1986 à quelque 34 000 en 2000, et l’on projette qu’il atteindra presque 100 000 en 2028.
Interprétation : De plus en plus, la responsabilité de détecter les conducteurs souffrant de démence incombe au système de santé, rôle auquel celui-ci n’a jamais été destiné ou préparé. Les risques associés au nombre radicalement croissant de conducteurs souffrant de démence nécessitent une procédure de dépistage efficace et sensible à la psychométrie.
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