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Résumé : La prévalence de la morbidité psychologique chez les enfants palestiniens de Cisjordanie
Objectif : Déterminer la prévalence de la morbidité psychologique chez les enfants palestiniens qui habitaient le district sud de Bethléem en Cisjordanie, en juillet 2000.
Méthode : Nous avons entrepris une étude descriptive à l’aide de l’échelle Rutter A2 (parent) pour déterminer la morbidité psychologique. Ce questionnaire comprend 31 questions auxquelles a répondu un parent des 206 enfants sujets (de 6 à 13 ans). Nous avons choisi les sujets d’après une sélection aléatoire multiple de 8 villages palestiniens et de leurs ménages dans la région sud de Bethléem, en Cisjordanie. Nous avons utilisé le questionnaire des adversités socio-économiques de Gaza pour déterminer les différences de statut économique parmi les familles.
Résultats : Chez toutes les familles interviewées, le père avait un emploi, aucune ne recevait d’aide financière, et toutes sauf 1 étaient propriétaires de leur maison. Les résultats de l’échelle Rutter A2 ont révélé un taux de morbidité psychologique (« cas ») de 42,3 % chez les enfants palestiniens. Le taux pour les garçons était de 46,3 % et pour les filles, de 37,8 %.
Conclusions : La prévalence de la morbidité psychologique chez les enfants palestiniens de Cisjordanie était significativement plus élevée (facteur de 2; c2 = 23,26, fer 1, P < 0,001), par rapport au taux de morbidité psychologique déterminé indépendamment chez les enfants de la bande de Gaza en 2000. Nous prédisons que ces taux augmenteront substantiellement en raison de l’escalade de violence qui a éclaté dans la région 2 mois après que nous avons mené notre étude. Nous prédisons en outre que les enfants des villages israéliens de Cisjordanie afficheront aussi des taux élevés de morbidité psychologique, relativement à leurs contreparties en Israël.
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