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Résumé : Évaluer et surveiller les troubles du mouvement induits pas les antipsychotiques chez les patients hospitalisés : une étude de mise en garde
Objectif : Évaluer la quantité de documentation et le niveau d’évaluation fournis par les médecins traitants et le personnel infirmier en ce qui concerne les symptômes extrapyramidaux (SEP) que présentent les patients hospitalisés pour divers diagnostics du DSM-IV et traités aux antipsychotiques.
Méthode : Nous avons examiné les dossiers médicaux de 204 patients hospitalisés. Tous les dossiers ont été examinés rétrospectivement, à compter d’hospitalisations consécutives ayant débuté en janvier 1996. Nous avons relevé les données démographiques, la durée d’hospitalisation, le diagnostic, et les antipsychotiques et médicaments auxiliaires. Les SEP ont été classés en dystonie, parkinsonisme, acathisie et dyskinésie tardive (DT). Pour chaque type de SEP, 2 juges indépendants cotaient la qualité de l’évaluation selon des dimensions de gravité, d’emplacement et de latéralité.
Résultats : L’accord entre juges s’est mesuré à 91,1 %. Le parkinsonisme et l’acathisie étaient plus fréquemment évalués, comparativement à la DT et à la dystonie. Toutefois, les dossiers médicaux examinés présentaient généralement de piètres évaluations et documentations des SEP. Le pourcentage de dossiers médicaux portant la mention « aucune description » pour chaque catégorie de SEP était le suivant : dystonie (89 %), parkinsonisme (71 %), acathisie (67 %) et DT (94 %).
Conclusions : Le principal résultat de cette étude était un taux élevé de manque de documentation de l’évaluation et du cours des SEP. Ce résultat indique que les cliniciens ne reconnaissent pas l’importance de documenter ces effets indésirables importants. Cette déficience peut être corrigée par une sensibilisation accrue aux SEP et une meilleure formation en matière d’examen physique.
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