|
Résumé : Une étude électrophysiologique : peut-on mobiliser les processus du contexte sémantique chez les patients souffrant de schizophrénie avec trouble de la pensée ?
Objectif : Cette étude visait à vérifier l’hypothèse selon laquelle le renforcement de la structure du matériel verbal pourrait apporter une amélioration des processus de conceptualisation chez les patients souffrant de schizophrénie avec trouble de la pensée déclaré.
Méthode : Un total de 38 patients schizophrènes avec trouble de la pensée déclaré et 24 sujets témoins assortis en santé ont effectué 2 tâches de décision lexicale, comprenant 2 niveaux de structure contextuelle (avec 16,7 % et 33 % de mots reliés, respectivement). Les composantes N400 du potentiel lié aux événements, la composante positive tardive (LPC) et les variables comportementales (temps de réaction et pourcentages d’erreur) ont été analysées.
Résultats : Un effet de structuration du contexte a été observé dans les LPC, mais pas les N400. Chez les sujets schizophrènes, les anomalies des N400 (accroissement d’amplitude pour les mots reliés et réduction de l’effet N400) ont persisté dans les deux conditions de structuration du contexte. De même, une réduction de l’amplitude des LPC dans la catégorie de mots non reliés ainsi qu’une réduction de l’effet LPC ont été observées chez ces patients.
Conclusions : Les patients schizophrènes avec trouble de la pensée déclaré n’ont pas profité de la structuration du contexte afin de mettre en oeuvre des stratégies d’intégration du contexte. Ce déficit semble être stable. Les résultats sont discutés dans le cadre du modèle publié antérieurement sur la compréhension du langage.
|