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Résumé : Les déterminants de la préférence du public pour la distance sociale des personnes souffrant de schizophrénie
Objectif : Examiner la mesure dans laquelle le désir du public d’une distance sociale des personnes souffrant de schizophrénie est influencé par des croyances sur ce trouble et des stéréotypes à l’endroit de ceux qui en souffrent.
Méthodes : Au printemps de 2001, nous avons mené une enquête représentative en Allemagne, auprès de personnes de nationalité allemande âgées de 18 ans et plus (n = 5 025). Chaque sujet a répondu à une entrevue complètement structurée qui débutait par la présentation d’un scénario.
Résultats : Le catalogage et les croyances sur les causes et le pronostic du trouble, ainsi que la perception que les personnes qui en souffrent sont imprévisibles et dangereuses avaient un effet sur le désir de distance sociale du public. Toutefois, celui-ci s’est révélé d’une plus grande importance. Comme prévu, les répondants qui ont identifié le trouble décrit au scénario comme étant une maladie mentale, ceux qui en blâmaient le développement sur la personne et ceux qui prévoyaient un pronostic médiocre exprimaient un désir plus pressant de distance sociale. Les facteurs biologiques reconnus comme cause étaient associés à une distance sociale accrue.
Conclusion : Nos résultats ont d’importantes implications pour les interventions visant à réduire les stigmates et la discrimination liés à la schizophrénie. Il semble particulièrement important de cibler le stéréotype de l’imprévisibilité et de la dangerosité.
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