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Résumé : Effet de la dépression sur la morbidité et la mortalité de l’ACV
Objectif : Cette étude narrative examine les preuves et discute de la pertinence clinique de la dépression comme facteur de risque de la morbidité et de la mortalité des accidents cérébrovasculaires (ACV). Elle propose également des recommandations pour la future recherche.
Méthode : Nous avons utilisé la base de données informatique Medline pour chercher les études originales pertinentes en anglais, de janvier 1966 à décembre 2001. Nos mots clés étaient les suivants : trouble dépressif, maladie cérébrovasculaire, accident cérébrovasculaire, facteurs de risque vasculaire, et mortalité. Les articles portant sur la relation entre la dépression antécédente et la morbidité et la mortalité d’un ACV subséquent ont été recueillis et étudiés.
Résultats : Depuis 1990, 8 études prospectives ont été publiées. Sur ces 8 études, 6 abordaient la dépression et la morbidité de l’ACV, 1 étudiait l’association de la dépression avec la morbidité de l’ACV et la mortalité de l’ACV, et 1 examinait l’association avec la mortalité de l’ACV seulement. Des 7 études examinant l’effet indépendant de la dépression sur la morbidité de l’ACV, 6 étaient positives. En ce qui concerne la mortalité de l’ACV, 2 études ont constaté une association indépendante entre la dépression et la mortalité spécifique à l’ACV. Les contributions et les limitations méthodologiques de ces études ont été discutées.
Conclusions : Les données trouvées suggèrent une association entre les symptômes dépressifs et le risque accru de morbidité et de mortalité de l’ACV. Il faut des études plus solides sur le plan méthodologique pour clarifier les voies causales qui lient la dépression et la maladie cérébrovasculaire. Elles seront aussi nécessaires pour déterminer l’effet de l’intervention en dépression sur la réduction du risque d’accidents cérébrovasculaires.
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