|
Résumé : Caractéristiques des patients associées avec l’utilisation de médicaments en vente libre dans les surdoses intentionnelles
Objectif : Les médicaments en vente libre (EVL) demeurent aisément accessibles aux patients suicidaires, malgré leur létalité potentielle et leur usage répandu dans les cas de suicide. Le principal objectif de l’étude était de déterminer les caractéristiques des patients, en particulier le diagnostic psychiatrique associé avec l’utilisation des médicaments EVL dans les surdoses intentionnelles.
Méthode : Nous avons fait une étude rétrospective de 95 dossiers de patients qui se sont présentés à l’hôpital de St. Paul entre le 1er août 1997 et le 31 juillet 1998 et qui ont reçu au congé un diagnostic de surdose de médicaments intentionnelle. Une analyse unidimensionnelle a été effectuée pour identifier les marqueurs potentiels du risque d’utilisation de médicaments EVL, puis une régression logistique a été exécutée à l’aide de ces variables.
Résultats : Après contrôle selon l’âge, le sexe et les diagnostics psychiatriques concurrents, l’utilisation de médicaments EVL dans les surdoses était significativement plus faible chez les patients ayant un diagnostic d’abus de substance du DSM-IV (OR 0,11, P = 0,005) et chez ceux qui possédaient des médicaments sur ordonnance au moment de la surdose (OR 0,18, P = 0,007). La plupart des patients de cette cohorte (82 %) avaient au moins 1 de ces 2 traits. Bien que ce ne soit pas statistiquement significatif, les jeunes patients semblaient plus susceptibles de choisir les médicaments EVL pour une surdose.
Conclusions : Les patients sujets au suicide qui ont un diagnostic d’abus de substance et qui possèdent des médicaments sur ordonnance ne sont pas susceptibles d’utiliser des médicaments EVL pour une surdose. Pour cette cohorte, cela représente une proportion relativement faible de patients que les cliniciens devraient considérer comme étant à risque accru de tenter de se suicider avec des médicaments EVL, surtout l'acétaminophène.
|