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Résumé : Effroi et autres réactions péritraumatiques après un sérieux accident d’automobile : influence prospective sur le développement du syndrome de stress post-traumatique aigu
Objectif : Nous avons fait un examen prospectif de la relation entre les diverses réactions péritraumatiques (peur, impuissance, horreur, amnésie et effroi) et le développement du syndrome de stress post-traumatique (SSPT), 2 mois après un traumatisme.
Méthode : Les participants incluaient 123 victimes d’accidents d’automobile (AA) hospitalisées consécutivement dans une unité de traumatologie pour plus de 72 heures sur une période de 16 mois. Entre le 2e et le 5e jour de leur hospitalisation, un psychiatre a évalué les réactions péritraumatiques et le trouble de stress aigu (TSA) des patients. Deux mois après l’accident, un psychiatre expérimenté a contacté les patients par téléphone, et les symptômes du SSPT ainsi que le diagnostic ont été évalués à l’aide d’une version modifiée de l’échelle du SSPT administrée par un clinicien (CAPS).
Résultats : Parmi les participants, 48 ont déclaré une réaction d’effroi immédiate quand ils ont fait face à leur propre mort. Les participants qui ont déclaré avoir connu l’effroi avaient un risque 17 fois plus grand de satisfaire subséquemment aux critères diagnostiques du SSPT (rapport de cotes = 16,75). Une réaction d’effroi prédisait le développement du SSPT avec une spécificité de 0,93 et une sensibilité de 0,60.
Conclusion : Les réactions immédiates décrites au critère (309.81 A2) du DSM-IV (peur intense, sentiment d’impuissance ou d’horreur) se semblaient pas également pertinentes. Un sentiment initial d’effroi semble être un facteur qualitatif essentiel dans la description clinique d’un traumatisme psychologique.
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