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Résumé : Anomalies de l’EEG et résultat du premier épisode psychotique
Objectif : On s’entend généralement à dire que l’électroencéphalogramme (EEG) n’est pas utile pour détecter des anomalies pertinentes chez les patients souffrant de psychose. Étant donné que l’EEG enregistre la dysfonction cérébrale, cette étude examine si un EEG anormal chez les patients à un premier épisode psychotique est associé à un mauvais pronostic, comparativement à un EEG normal.
Méthodes : Lors de leur évaluation initiale, 61 patients à leur premier épisode psychotique ont subi un EEG classé selon le système modifié suivant de la clinique Mayo : normal, essentiellement normal (c’est-à-dire 1 élément ou plus de normalité douteuse) ou dysrythmie (de degré I à V). Nous avons évalué les symptômes psychiatriques à l’aide de l’échelle d’appréciation des symptômes déficitaires (SANS) et de l’échelle d’appréciation des symptômes positifs (SAPS) à l’arrivée et après 1 an de traitement. On considère qu’il y a rémission de la psychose si les symptômes psychotiques sont absents ou minimes (c’est-à-dire une note de 2 ou moins à chaque résultat global de la SAPS), durant au moins 1 mois.
Résultats : À la fin de l’année, 19 patients sur 21 (90,5 %) ayant un EEG normal avaient une rémission de leurs symptômes positifs, comparativement à 18 sur 28 (64,3 %) de ceux qui avaient un EEG essentiellement normal et à seulement 7 sur 12 (58,3 %) de ceux indiquant une dysrythmie. Les symptômes négatifs ont été réduits de plus de 50 % chez 11 patients sur 18 (61,1 %) ayant un EEG normal, comparativement à 10 patients sur 28 (35,7 %) ayant un EEG essentiellement normal. Il n’y a pas eu de réduction des symptômes négatifs chez aucun des 8 patients indiquant une dysrythmie à leur EEG.
Conclusion : Les résultats ci-dessus indiquent qu’un EEG anormal chez les patients à leur premier épisode psychotique est associé à un mauvais pronostic.
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