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Résumé : Les acides gras essentiels et le cerveau
Objectif : Étudier le rôle des acides gras essentiels dans la fonction de la membrane cérébrale et dans la genèse de la maladie psychiatrique.
Méthode : Une recherche a été effectuée dans la base de données Medline en quête d’articles publiés sur les liens entre les mots clés suivants : acides gras essentiels, acides gras oméga 3, acide docosahexanoïque, acide eicosapentanoïque, acide arachidonique, neurotransmission, phospholipase A2, dépression, schizophrénie, fonctionnement mental, trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention et maladie d’Alzheimer. On a consulté des manuels de biochimie sur le rôle des acides gras dans la fonction de la membrane, de la neurotransmission et de la formation arachidique. Les structures tridimensionnelles des acides gras ont été obtenues au site Web du département de biochimie de l’Université de l’Arizona (2001).
Résultats : La composition en acide gras des phospholipides des cellules neuronales de la membrane reflète leur apport par l’alimentation. Le degré de désaturation d’un acide gras détermine sa structure tridimensionnelle et donc, la fluidité et la fonction de la membrane. Le ratio des acides gras polyinsaturés oméga 3 et oméga 6 en particulier influence les divers aspects de la neurotransmission sérotoninergique et catécholaminergique, comme l’indiquent des études sur des animaux. La phospholipase A2 hydrolyse les acides gras des phospholipides de la membrane : les acides gras polyinsaturés oméga 6 libérés sont métabolisés aux prostaglandines avec un potentiel inflammatoire accru, comparativement à ceux générés par la famille oméga 3. Ainsi, l’activité de la phospholipase A2, jumelée à la composition en acide gras de la membrane peut jouer un rôle primordial dans le développement d’une dysfonction neuronale. Les essais d’intervention auprès de sujets humains indiquent que les acides gras oméga 3 ont des effets possiblement positifs sur le traitement de divers troubles psychiatriques, mais il faut davantage de données pour énoncer des directives concluantes à ce chapitre.
Conclusions : Le ratio des acides gras polyinsaturés oméga 3 et oméga 6 de la membrane peut être modifié par l’apport alimentaire. Ce ratio influence la neurotransmission et la formation de prostaglandines, deux processus qui sont essentiels au maintien d’une fonction cérébrale normale.
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