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Objectifs : Il y a peu détudes canadiennes
de la prévalence de la déficience mentale (DM),
et celles qui existent ont été menées
avant la phase dintégration communautaire. Nous
avons entrepris une étude auprès de la population
pour examiner les perturbations de la santé mentale
chez les jeunes personnes souffrant de DM. La première
nécessité était de déterminer
une population ayant une déficience mentale et détablir
la prévalence de celle-ci. Nous rendons compte ici
des données de la prévalence de la DM dans une
population âgée de 14 à 20 ans.
Méthode : Nous avons mené létude
dans la région de Niagara, en Ontario, dont la population
est de quelque 400 000 personnes. Les chercheurs ont collaboré
étroitement avec les écoles et les organismes
de services aux personnes ayant une DM pour cerner le groupe
de létude. Nous avons confirmé le niveau
de fonctionnement des participants à laide de
tests standard dintelligence non verbale et de langage
dans son versant réceptif. Les enseignants et autres
employés des services ont fourni de linformation
utile à lestimation du niveau de fonctionnement
des non-participants.
Résultats : Nous avons trouvé 255 personnes
présentant une DM (dont le QI doit être égal
ou inférieur à 75). Parmi ceux-là, 171
ont choisi de participer (désignés « participants
avec DM »; les 84 autres étaient les «
non-participants avec DM »). Le taux de participation
était donc de 67 % (171/255). Les participants et les
non-participants avec DM ne présentaient pas de différences
selon lâge, le sexe ou le QI, même sil
y avait plus de non-participants dans la classe sociale défavorisée.
Globalement, la prévalence de la DM était de
7,18/1000. Pour la déficience mentale légère
(DML, c.-à-d. QI = 50 à 75), la prévalence
était de 3,54/1000, et celle de la déficience
mentale profonde (DMP, c.-à-d. QI inférieur
à 50) était de 3,64/1000.
Conclusions : Notre estimation de la prévalence
de la DMP est semblable aux taux des études précédentes
menées dans le monde. Notre estimation de la DML est
analogue aux taux réduits constatés dans les
pays scandinaves et fait contraste aux taux généralement
plus élevés déclarés aux États-Unis.
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