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Résumé : Progrès de la lutte à la dépression majeure au Canada
Contexte : En général, les stratégies de la santé publique pour la dépression majeure portent sur le dépistage, l’éducation du public et des professionnels, et le traitement de la maladie. En principe, les taux accrus d’utilisation des traitements et les résultats améliorés des traitements devraient entraîner une meilleure santé mentale au niveau de la population. Pourtant, les progrès de la sorte sont difficiles à confirmer.
Méthode : L’Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP) est une étude longitudinale à grande échelle d’un échantillon représentatif de la population canadienne. À ce jour, Statistique Canada a publié les données de 3 cycles d’ENSP : 1994-1995, 1996-1997 et 1998-1999. Des mesures de l’utilisation des traitements et de la dépression majeure ont été employées dans l’ENSP, constituant ainsi une source unique de données longitudinales canadiennes. Dans cette étude, la prévalence ponctuelle de la dépression majeure (définie à l’aide d’un instrument prédictif de la prévalence annuelle des épisodes de dépression majeure [EDM] et des réponses à une échelle de détresse) et l’utilisation des traitements associée ont été évaluées avec le temps.
Résultats : Entre 1994–1995 et 1995–1996, la proportion de personnes déprimées recevant un traitement aux antidépresseurs s’est accrue radicalement, passant de 18,2 % (de 12,3 % à 22,1 %) en 1994–1995 à 32,6 % (de 23,0 % à 42,2 %) en 1998–1999. La prévalence ponctuelle de la dépression majeure était de 2,4 %, 1,8 %,et 1,9 % dans les 3 cycles de l’ENSP.
Conclusions : Les données de l’ENSP indiquent des progrès de la santé publique dans la lutte à la dépression majeure au Canada. Un plus grand nombre de personnes souffrant de dépression majeure au Canada reçoivent un traitement, et ces changements peuvent être associés à un meilleur état de santé de la population. Cependant, tant la variation fortuite que les facteurs sociétaux extérieurs peuvent expliquer les tendances observées de la prévalence. Il n’est pas possible de relier les changements d’utilisation directement à l’état de santé de la population à l’aide des données de l’ENSP.
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