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Résumé : Délais de traitement des patients psychiatriques
en cure obligatoire, associés aux évaluations de laptitude
au traitement
Objectif : Déterminer la durée des délais
du début du traitement quand les patients en cure obligatoire
demandent une évaluation dun résultat dinaptitude
au traitement, et estimer le coût dhospitalisation des
patients sans traitement dans ces circonstances.
Méthode : À laide dune base de
données informatique, nous avons repéré tous
les patients de deux hôpitaux psychiatriques de lOntario
qui ont demandé une évaluation dun résultat
dinaptitude au traitement sur une période de 10 ans.
Nous avons inscrit les variables cliniques et démographiques,
les dates de cessation et de début de la médication
ainsi que les dates des audiences du conseil de révision
et les résultats. Nous avons également tenu compte
de tous les cas où un patient en a appelé en cour
dune décision du conseil de révision.
Résultats : Deux cent trente-sept patients ont présenté
334 demandes au conseil de révision. Le conseil na
renversé le résultat dinaptitude constaté
par un médecin que dans 5 (1,5 %) demandes. Sur les patients,
15 ont fait appel de la décision du conseil de révision
devant les tribunaux. Aucun de ces appels na eu de succès.
En labsence dun appel aux tribunaux, le délai
moyen du début de traitement était de 25 jours. Pour
les patients faisant appel aux tribunaux, le délai moyen
était de 253 jours. Le coût dhospitalisation
des patients non traités pendant la révision légale
de leur capacité a été estimé à
3 867 000 $, dont 1 333 000 $ auraient pu être épargnés
si le traitement avait débuté immédiatement
après la confirmation de linaptitude par le conseil
de révision.
Conclusion : Il y a eu des délais prolongés
du début du traitement psychiatrique pour quelques patients.
Ces délais sont associés à la révision
légale de laptitude au traitement. Il y a de sérieux
risques cliniques et des coûts considérables associés
aux délais de traitement des patients souffrant de maladie
psychiatrique aiguë. Lorsque les tribunaux révisent
laptitude au traitement, nous recommandons que le traitement
ne soit pas empêché une fois que le conseil de révision
a confirmé une constatation clinique dinaptitude.
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