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Résumé : Engagement religieux des patients psychiatriques canadiens hospitalisés : une association avec la santé mentale
Contexte : La recherche indique que la religion peut avoir un effet favorable sur l’adaptation et qu’elle pourrait éventuellement améliorer les résultats cliniques. Cette étude vise à déterminer le niveau d’intérêt religieux chez des patients psychiatriques hospitalisés et à évaluer si l’engagement religieux a un effet sur des variables de résultat choisies.
Méthodes : Il y avait 88 patients adultes (50 % des hommes) qui ont été hospitalisés de façon consécutive dans une unité canadienne de soins psychiatriques tertiaires et qui ont été interviewés sur leurs croyances et leurs pratiques religieuses. Les patients qui ont eu 12 ou plus au questionnaire de dépression de Beck ont été inclus dans l’analyse de résultat.
Résultats : Un total de 59 % croyaient en un Dieu qui récompense et qui punit, 27 % assistaient fréquemment aux services religieux, et 35 % priaient une fois par jour ou plus. Ceux qui assistaient souvent aux services religieux avaient des symptômes dépressifs moins graves, une durée moins longue du séjour courant, une plus grande satisfaction quant à la vie, et des taux moins élevés d’abus d’alcool courant et de durée de vie (P < 0,05), comparativement à ceux qui fréquentent moins ou pas du tout les services religieux. Par contre, la spiritualité privée était associée seulement aux symptômes dépressifs moindres et à la consommation d’alcool courante (P < 0,05). La fréquence de la prière ne présentait pas d’associations significatives.
Discussion : Cette étude indique que certaines pratiques religieuses peuvent protéger contre la gravité des symptômes et le recours aux hôpitaux, et qu’elles peuvent accroître la satisfaction face à la vie des patients psychiatriques hospitalisés. La présente est la première étude canadienne connue qui examine l’engagement religieux des patients psychiatriques hospitalisés.
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