|
Contexte : Le débat sur la question daccorder
ou non aux psychologues cliniques le droit de prescrire des
psychotropes a reçu une attention considérable
au cours des 20 dernières années aux États-Unis,
mais il y a eu relativement peu de discussions sur ce sujet
controversé parmi les professionnels de la santé
mentale canadiens, notamment les psychologues et psychiatres.
Les partisans du privilège de prescrire (PP), y compris
lAmerican Psychological Association (APA), font valoir
que les psychologues ne fonctionnent pas comme des professionnels
indépendants et ne peuvent le faire parce que la profession
médicale impose de trop nombreuses restrictions à
leur pratique. On croit que le PP aiderait à contourner
la marginalisation imminente de la psychologie professionnelle
en augmentant la portée de la pratique de la psychologie.
Les partisans soutiennent également que le PP améliorerait
les services de santé mentale en élargissant
laccès du public aux professionnels qui peuvent
prescrire.
Objectif : Le but de cet article est dinformer
les psychiatres sur les principaux arguments présentés
en faveur et en défaveur du privilège de prescrire
(PP) pour les psychologues, et de discuter des principales
implications du PP tant pour la psychologie professionnelle
que pour la psychiatrie.
Méthodes : Nous avons mené une recherche
des articles pertinents de la documentation dans les bases
de données Psychlit et Medline, publiés de 1980
à aujourdhui, à laide des mots clés
« privilège de prescrire et psychologues ».
Conclusion : Bien que les partisans présentent
plusieurs arguments convaincants en faveur du PP pour les
psychologues, les projets pilotes sur la faisabilité
et lefficacité sont soit rares, soit incomplets.
Ainsi, il est trop tôt pour dire si lon peut ou
doit poursuivre le PP. Il est évident quil faut
dautres études avant de conclure que le PP pour
les psychologues est une solution sûre et nécessaire
à la présumée marginalisation imminente
de la psychologie.
|