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Objectif : Cet article a pour but dintégrer
ce que lon sait des effets de loestrogène
sur les symptômes et la réponse au traitement
à une compréhension globale de la schizophrénie.
Nous entendons ajouter aux lignes directrices canadiennes
de la schizophrénie en y incluant les besoins propres
aux femmes.
Méthode : Nous avons fait une recherche dans
la base de données Medline; les mots clés comprenaient
oestrogène, thérapie de substitution de loestrogène,
schizophrénie, psychose, traitement, dyskinésie
tardive (DT) et femmes. Nous avons examiné la bibliographie
darticles pertinents pour faire en sorte que notre revue
soit complète. Nous examinons les preuves des effets
de loestrogène sur la schizophrénie et
faisons des recommandations pour la prochaine révision
des lignes directrices de la pratique officielles.
Résultats : Les preuves épidémiologiques
indiquent que, relativement aux hommes, les femmes présentent
un délai initial de lâge dapparition
de la schizophrénie, avec une deuxième crête
dapparition après lâge de 44 ans.
Cela suggère un effet protecteur de loestrogène,
confirmant la recherche animale qui a documenté des
effets à la fois neurotrophiques et neuromodulatoires.
Les résultats de la recherche clinique indiquent que
les symptômes chez les femmes varient selon le cycle
menstruel et saggravent durant les phases faibles en
oestrogène. La grossesse est souvent, quoique pas toujours,
une période moins symptomatique pour les femmes, mais
les rechutes sont fréquentes durant le post-partum.
Des travaux suggèrent que dans les groupes dâge
plus jeunes, les femmes nécessitent des doses plus
faibles dantipsychotiques que les hommes, mais quelles
ont besoin de doses plus fortes après la ménopause.
Loestrogène a été utilisé
efficacement comme traitement auxiliaire chez les femmes souffrant
de schizophrénie. Il peut aussi jouer un rôle
préventif dans la DT.
Conclusions : Lévaluation des symptômes
et le diagnostic des femmes doivent tenir compte de létat
hormonal. Il faut se préoccuper du dosage des neuroleptiques
modulés par le cycle et du titrage prudent durant la
grossesse, le post-partum et à la ménopause.
Nous recommandons de songer à lutilisation discrétionnaire
des nouveaux neuroleptiques et de loestrogénothérapie
auxiliaire.
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