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Objectif : Déterminer la prévalence
et les corrélations de 4 types de négligence
et de violence faite aux personnes âgées dans
un service de psychiatrie gériatrique.
Méthode : Une étude de dossiers transversale
rétrospective des patients hospitalisés et externes
vus à la division de psychiatrie gériatrique
de lHôpital général de Montréal,
durant une année civile.
Résultats : La violence ou la négligence
a été suspectée ou confirmée chez
20 (16 %) des 126 patients, notamment lexploitation
financière chez 16 (13 %), la négligence chez
7 (6 %), la violence émotionnelle chez 5 (4 %), la
violence physique chez 3 (2 %) et la violence multiple chez
7 (6 %). Selon lanalyse bidimensionnelle, les patients
vivant dans une famille non conjugale, avec des amis ou dautres
personnes étaient significativement plus susceptibles
de subir de la violence que ceux qui vivent avec leur conjoint
ou dans un milieu protégé (RO 10,5; 95 % IC,
2,3 à 47,8); et les patients veufs, divorcés
ou séparés étaient significativement
plus susceptibles de subir de la violence que les patients
mariés (RO 4,7; 95 % IC, 1,02 à 22,0). Les tendances
non significatives comprenaient le sexe féminin (RO
4,1; 95 % IC, 0,89 à 18,6); lalcoolisme (RO 2,1;
95 % IC, 0,71 à 6,2); les problèmes de comportement
(RO 1,9; 95 % IC, 0,71 à 5,2); et la déficience
cognitive chronique (RO 1,4; 95 % IC, 0,55 à 3,8).
Même si les conditions de vie dans une famille non conjugale,
avec des amis ou dautres personnes ainsi que létat
matrimonial des personnes veuves, divorcées ou séparées
étaient significativement associés à
la violence, lorsque nous les avons examinés dans des
modèles distincts de régression logique, les
deux étaient non significatifs quand ils étaient
examinés ensemble, ce qui indique une colinéarité.
Les deux ont été retenus dans le modèle
parce quils sont plus aptes à représenter
différents aspects de vulnérabilité.
Le modèle final incluait les conditions de vie dans
une famille non conjugale, avec des amis ou dautres
personnes (RO 6,1; 95 % IC, 0,75 à 49,5) et létat
matrimonial des personnes veuves, divorcées ou séparées
(RO 2,4; 95 % IC, 0,21 à 26,8). Les tendances non significatives
comprenaient le sexe féminin (RO 2,6; 95 % IC, 0,45
à 14,4); lalcoolisme (RO 2,2; 95 % IC, 0,59 à
7,9); et le quartile le plus bas de léchelle
dévaluation globale du fonctionnement (GAF) (GAF
35; RO 2,0; 95 % IC, 0,64 à 6,0).
Conclusions : Les implications pratiques de notre
étude sont que la violence faite aux personnes âgées
est fréquente chez les patients adressés aux
services psychiatriques gériatriques, que ces services
devraient disposer dune expertise multidisciplinaire
et de ressources accessibles pour traiter avec cette violence,
et que certaines situations peuvent indiquer un risque élevé.
Dans notre contexte, le veuvage, le divorce ou la séparation
qui causaient des changements des conditions de vie ainsi
que la dissolution de la famille étaient des corrélations
significatives de violence. Les tendances non significatives
incluaient le sexe féminin, lalcoolisme et le
quartile le plus bas de létat fonctionnel. Les
limites de létude comprennent une méthode
détude des dossiers transversale rétrospective,
un échantillon clinique, une taille déchantillon
modeste et un manque dinstruments structurés
pour plusieurs variables.
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