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Objectif : Notre objectif consistait à étudier
les résultats obtenus par 2 communautés après
la mise en oeuvre de la déjudiciarisation avant le
procès de contrevenants souffrant de maladie mentale.
Méthode : La même méthode de déjudiciarisation
a été appliquée dans 1 comté à
prédominance urbaine et dans 1 autre principalement
rural. Nous avons recueilli des données cliniques et
criminelles rétrospectives tirées des évaluations
de déjudiciarisation avant le procès menées
en cour. De même, nous avons mesuré le résultat
de la procédure de déjudiciarisation en ce qui
concerne les taux réels et prévus de récidivisme.
Résultats : Un traitement psychiatrique antérieur
était associé au groupe déjudiciarisé,
et des antécédents criminels étaient
associés au groupe non déjudiciarisé.
Dans le comté urbain plus vaste, loption de déjudiciarisation
était plus souvent offerte aux personnes souffrant
de psychose et de troubles de lhumeur qui avaient commis
des infractions mineures. À linverse, dans le
comté rural plus modeste, la déjudiciarisation
était le plus souvent offerte aux personnes accusées
dinfractions graves. Le récidivisme constaté
dans les groupes déjudiciarisés urbain et rural
après un an de soins supervisés nétait
que de 2 à 3 %, mais le taux dutilisation de
la déjudiciarisation dans les deux comtés était
faible, à cause de biais de sélection.
Conclusion : La déjudiciarisation avant le
procès de contrevenants souffrant de maladie mentale
accusés de crimes mineurs est éminemment faisable
tant en milieu urbain que rural, pourvu que la police, la
couronne et les politiques de traitement soient coordonnées
pour favoriser loption de traitement plutôt que
la poursuite.
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