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Résumé : Les antipsychotiques durant la grossesse et la lactation chez les femmes schizophrènes : évaluation du risque
Objectif : Passer en revue les études qui s’interrogent sur les sujets suivants : si exposer des bébés en développement aux antipsychotiques durant la grossesse et la lactation est associé à des risques accrus de séquelles tératogéniques, néonatales et neurocomportementales à long terme; si la schizophrénie en elle-même affecte l’issue de la grossesse; et si l’évolution des symptômes de la schizophrénie est modifiée par la grossesse et la lactation.
Méthode : Nous résumons les résultats d’articles repérés par une recherche dans MedLine pour la période du 1er janvier 1966 au 1er décembre 2001.
Résultats : Les femmes souffrant de schizophrénie sont à risque accru de mauvais résultats obstétriques, y compris l’accouchement prématuré, le faible poids à la naissance, et des foetus qui sont petits pour leur âge gestationnel. Un manque d’information dans la documentation complique la tâche de commenter le risque relatif d’exposer des bébés en développement aux antipsychotiques atypiques. Toutefois, les antipsychotiques typiques semblent comporter un risque accru de malformations congénitales quand le foetus est exposé aux phénothiazines entre la 4e et la 10e semaine de gestation. Le manque d’information empêche aussi de comprendre si les changements associés à la grossesse et à la lactation modifient significativement l’évolution des symptômes de la schizophrénie.
Conclusions : Il faut plus d’études pour que les médecins puissent informer plus précisément les femmes sur les risques relatifs de l’utilisation d’antipsychotiques durant la grossesse et la lactation. Les connaissances accrues sur les risques de l’exposition aux médicaments permettront aux cliniciens de limiter le traitement aux situations où le risque de la maladie maternelle non traitée est plus grand que le risque d’exposer un bébé en développement aux médicaments.
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