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Résumé : Les antidépresseurs et le risque de cancer du sein
Contexte : Un récent article d’un journal national faisait état de 2 articles de recherche publiés qui suggèrent une association entre les antidépresseurs et un risque accru de cancer du sein. Les auteurs des 2 articles recommandent de changer ou d’éviter les antidépresseurs en cause dans leurs études.
Méthode : Nous avons procédé à une analyse critique de ces études et par conséquent, nous envisageons les pratiques cliniques, s’il en est, qui devraient être modifiées par suite de ces résultats.
Résultats : Les deux articles sont fondés sur des études cas-témoins. Dans le premier, les auteurs examinent la relation entre les antidépresseurs tricycliques (ATC) et un risque accru de cancer du sein. L’étude sur laquelle se fonde l’article est fondée sur plusieurs méthodes solides, et l’article présente des résultats plausibles sur le plan biologique. Toutefois, les conclusions sont affaiblies du fait qu’on ne prend pas en compte les facteurs confusionnels possibles, ni les comparaisons statistiques multiples. Dans le deuxième article, les auteurs ont combiné des données de sondage et administratives pour étudier l’association entre l’utilisation des antidépresseurs et le risque de cancer du sein. Nonobstant l’article de presse, le deuxième article ne trouve pas d’association significative entre des antidépresseurs spécifiques et un risque accru de cancer du sein, après ajustement pour les facteurs confusionnels possibles. La recherche sur laquelle est fondé cet article comporte des limitations méthodologiques significatives.
Conclusions : La constatation d’une association entre les ATC et le risque accru de cancer du sein mérite plus d’essais à l’aide de méthodes de recherche plus solides. Cependant, en raison des préoccupations méthodologiques décrites, les 2 articles étudiés ne fournissent pas de preuves suffisantes pour entraîner les praticiens à changer leur pratique clinique.
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