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Résumé : La qualité du sommeil chez les patients aux douleurs chroniques
Objectif : Les patients aux douleurs chroniques se plaignent d’un sommeil de mauvaise qualité. La recherche visant à déterminer les prédicteurs d’un mauvais sommeil a produit des résultats contradictoires. L’humeur dépressive et la gravité de la douleur sont les prédicteurs les plus fréquents. Cette étude visait à déterminer si les patients aux douleurs chroniques différaient des sujets témoins en santé qui n’avaient pas de douleur aux mesures subjectives de la qualité du sommeil, et le cas échéant, quels facteurs contribuaient le plus à la mauvaise qualité du sommeil.
Méthode : Nous avons comparé les mesures de la qualité du sommeil, de l’anxiété et de la dépression de 40 patients aux douleurs chroniques qui satisfaisaient aux critères d’inclusion avec celles de 40 sujets témoins en santé. Les prédicteurs de la qualité du sommeil ont été étudiés à l’aide de la régression multiple dans le groupe souffrant de douleurs.
Résultats : Les patients aux douleurs chroniques avaient des scores plus élevés que les sujets témoins en santé à l’échelle d’anxiété de Beck, à l’inventaire de dépression de Beck (IDB) et à l’indice de la qualité du sommeil de Pittsburgh (PSQI). Au niveau bidimensionnel, la dépression s’est révélée le seul facteur significatif en corrélation avec la qualité du sommeil, et le modèle expliquait 34 % de la variance.
Conclusions : Les patients aux douleurs chroniques souffrent d’une mauvaise qualité de sommeil qui est fonction d’une humeur dépressive plutôt que de l’intensité de la douleur, de la durée ou de l’anxiété. Toutefois, il est difficile d’établir une relation causale dans cet échantillon de taille relativement modeste. En outre, l’échantillon de l’étude comprenait une population plutôt psychiatrique qui ne représente peut-être pas le groupe général de patients aux douleurs chroniques.
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