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Résumé : La spectroscopie par résonance
magnétique in vivo et son application aux troubles neuropsychiatriques
La spectroscopie par résonance magnétique (SRM) in
vivo est la seule technique non invasive de visualisation qui peut
évaluer directement la biochimie vivante des régions
du cerveau localisées. Au cours des 10 dernières années,
les études de spectroscopie ont indiqué des modifications
biochimiques dans divers troubles neuropsychiatriques. Dans la plupart
des cas, ces études de première génération
ont été exploratoires, mais elles ont fourni des renseignements
biochimiques éclairants qui ont amélioré notre
connaissance des différents troubles du cerveau. Cette étude
offre une brève description de la spectroscopie, suivie dune
analyse documentaire des principaux résultats de la spectroscopie
pour la schizophrénie, les troubles affectifs et lautisme.
Dans la schizophrénie, les études de la spectroscopie
du phosphore ont révélé un métabolisme
modifié de la membrane phospholipide (MPL) durant la première
phase de la maladie, ce qui correspond à une anomalie neurodéveloppementale
autour de la période critique de ladolescence, où
la maladie débute habituellement. Les enfants et les adolescents
qui sont à risque génétique accru pour la schizophrénie
présentent des modifications semblables de la MPL, indiquant
ainsi que les sujets schizophrènes qui ont une prédisposition
génétique peuvent avoir une anomalie neurodéveloppementale
prémorbide.
Indépendamment du mode de médication, les sujets
bipolaires en état dépressif tendent à avoir
des niveaux précurseurs de MPL plus élevés
et un déficit des métabolites de phosphate à
haute énergie, ce qui correspond également à
la dépression majeure, bien que ces résultats varient.
Dautres études sur le trouble bipolaire sont nécessaires
pour rechercher les modifications aux premiers stades.
Enfin, des associations entre le métabolisme préfrontal
du phosphate à haute énergie et la MPL et le rendement
neuropsychologique ainsi quune réduction de la N-acétylaspartate
dans la région temporale du cerveau et dans le cervelet ont
été constatées chez les personnes atteintes
dautisme. Ces résultats correspondent aux modifications
du développement du lobe temporal et du cervelet chez les
personnes souffrant dautisme. Cet article discute des découvertes
récentes des nouvelles fonctions de la N-acétylaspartate.
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