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Résumé : Les troubles psychiatriques et l’utilisation des services de santé mentale par les femmes de l’Ontario
Objectif : Décrire la prévalence à vie de troubles psychiatriques choisis chez des femmes ontariennes et comparer ces estimations avec l’utilisation des ressources de santé mentale.
Méthode : Nous avons obtenu les données d’un sondage mené auprès de 3 062 Ontariennes âgées de 25 à 74 ans, qui ont participé à l’étude sur la santé des femmes. Une échelle de 5 items évaluait la prévalence à vie de 5 troubles psychiatriques (anxiété, dépression, syndrome de stress post-traumatique [SSPT], trouble obsessionnel-compulsif [TOC], et anorexie [AN] ou boulimie [BN]). Nous avons évalué l’utilisation des services de santé mentale par comorbidité. Nous avons eu recours à l’échantillonnage aléatoire stratifié pour choisir les sujets de l’étude. Les estimations de la prévalence ont été pondérées, et des CI de 95 % ont été obtenus à l’aide des techniques de linéarisation de Taylor (1).
Résultats : Près de 30 % des personnes interrogées ont déclaré au moins 1 des troubles étudiés. Le plus fréquent était la dépression (27 %) et l’anxiété (21 %). La prévalence à vie du SSPT, du TOC et de l’AN ou BN était respectivement de 10,7 %, 6,1 %, et 3,9 %. Les cohortes de naissance successivement plus jeunes indiquaient une augmentation de la prévalence et une diminution de l’âge d’apparition de tous les troubles. L’utilisation de vie des services de santé mentale était plus élevée chez les femmes ayant 3 troubles comorbides ou plus (65 %) que chez celles n’ayant aucun trouble (9,8 %) ou 1 seul (51,4 %).
Conclusions : Les résultats de cette étude font ressortir le besoin de mener plus de recherche sur les raisons des faibles taux d’utilisation des services professionnels, surtout chez les femmes ayant une comorbidité élevée. Ils soulignent également la nécessité de comprendre le phénomène qui sous-tend les taux possiblement croissants de troubles chez les cohortes de naissance plus jeunes, de sorte que les stratégies de dépistage puissent être modifiées pour tenir compte des différences chez les jeunes femmes.
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